Macron: “je sais” que le Premier ministre australien m’a menti sur les sous-marins

 

Le courage doit être politique avant tout. On voit bien que dans cette affaire, au-delà des quolibets anglo-français habituels, qu'il y a eu une malversation australienne. La confiance est émoussée et ce sera très difficile de la rétablir. Comment un "allié" peut se comporter de la sorte ? Il y a désormais deux mondes dans l'univers des pays démocratiques, la France et les pays anglo-saxons. Les dirigeants Anglais montrent leur vrai visage, celui tout particulièrement de leur 1er ministre...

Certes la France est un vieux continent, mais on ne trahit pas ses amis. Même les dirigeants Chinois et Russes ont plus d'honneur dans leurs transactions.

Aujourd'hui on passe la brosse à reluire, mais cela effacera-t-il les traces laissées ?
La France a des atouts et nous espérons qu'elle sera en jouer. 

Quant aux Anglais qui avaient déjà trahis Napoléon en l'envoyant à Sainte Hélène ont du souci à se faire. Ce petit coup de pied dans le tibia nous fait du bien, il nous réveille enfin ; il faudra reprendre la marche en avant de la diplomatie mondiale auprès de nos amis traditionnels après le grand bazar laissé par les Américains, qui pensent ainsi gérer la planète... 

Il est important que notre monnaie, l'Euro, vienne brouiller le dollar américain et reprenne son efficacité contre leur monnaie déficitaire... et qui met en débiteurs les pays européens.
John

Rome, 31 oct 2021 (AFP) – “Je sais” que le Premier ministre Scott Morrison m’a menti, a déclaré dimanche Emmanuel Macron à propos des négociations secrètes entre Australie, Etats-Unis et Royaume-Uni sur l’accord de défense Aukus, qui ont entraîné la rupture d’un contrat franco-australien sur des sous-marins.

“Pensez-vous que Scott Morrison vous a menti ?”, lui a demandé un journaliste australien, en marge du G20 de Rome.

Je ne pense pas, je sais”, a répondu dans une réponse filmée le président français, qui avait déjà exprimé sa colère après la rupture de l’accord entre la France et l’Australie pour la vente de douze sous-marins pour 55 milliards d’euros.

Nous discutons, nous verrons ce qu’il fera”, a-t-il dit à propos de la possibilité de lui redonner sa confiance.

J’ai beaucoup de respect pour votre pays et beaucoup de respect et d’amitié pour votre peuple”, a-t-il poursuivi, mais “quand on a du respect, on doit être deux et se conduire conformément à ces valeurs”.

Emmanuel Macron s’était entretenu jeudi avec le Premier ministre Australien pour la première fois depuis la crise provoquée par l’annonce mi-septembre d’une nouvelle alliance entre les Etats-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni, baptisée Aukus, qui a torpillé le méga contrat de sous-marins français.

Le président français lui avait alors répété que cette rupture de contrat “avait rompu la relation de confiance entre nos deux pays”.

Cette brouille a également provoqué une crise entre la France avec les Etats-Unis, allant jusqu’au rappel de l’ambassadeur Français pendant quelques jours.

Lors d’une rencontre vendredi avec le président américain Joe Biden, ce dernier, visiblement désireux de surmonter cette brouille, n’a pas présenté d’excuses mais a reconnu que ce qui avait été “fait était maladroit et n’a pas été fait avec beaucoup d’élégance”. Il a assuré qu’il croyait que “la France avait été informée très en amont que le contrat ne se ferait pas”.