CORONAVIRUS : une prise de conscience mondiale, totalement inédite…

Vendredi, 10/04/2020 

Dans le RT Flash du 30 janvier 2004, j'écrivais ceci : « je crois que face à cette nouvelle épidémie (c'était alors la grippe aviaire) il est devenu urgent de réfléchir sur la mise en place d'une véritable gouvernance mondiale, qui dans des domaines essentiels pour l'avenir de l'humanité, comme la santé, l'énergie où l'éducation, pourrait prolonger et compléter le rôle et l'action des États en disposant de larges compétences et de moyens politiques, financiers et juridiques accrus. L'idée peut sembler naïve et utopique mais je suis pourtant convaincu que face à la Nature et à l'ampleur inédite des nouveaux défis qui attendent l'espèce humaine au cours de ce siècle nous ne pourrons faire l'économie d'une autorité politique planétaire qui agissent au nom de l'intérêt supérieur de l'humanité » (Voir Edito RT Flash du 30/01/2004).

Nous sommes 16 ans plus tard et rien ne semble avoir bougé. Au contraire, il semble même que nous ayons reculé avec l'arrivée de leaders populistes à la tête de plusieurs grandes nations, qui se referment sur elles-mêmes.

Et pourtant, SI, tout a bougé.

Qui se souvient de la grande pandémie de grippe (dite grippe asiatique) qui a frappé le monde de 1956 à 1958 et provoqué la mort de 3 à 4 millions de personnes. Cette grippe a frappé la France en 1957 et une partie de 1958. En France, de 20.000 à 100.000 personnes auraient été tuées par cette pandémie, selon les diverses sources. Ce large éventail dans le nombre de morts annoncé révèle à lui seul l'impossibilité pour les autorités de l'époque d'attribuer une mort soit au virus de la grippe, soit à une autre cause. En cette année 1957, les États-Unis ont également été touchés. Les statistiques officielles attribuent 116.000 morts à cette grippe asiatique dans les seuls Etats-Unis.

Quelle était alors les positions des Etats devant une telle pandémie ?

Malgré la demande des autorités médicales (OMS) aucune mesure de confinement général ne fut prise. Les démocraties avaient encore d’intenses efforts économiques à réaliser pour totalement se relever de la seconde guerre mondiale et la France, en particulier, était alors en pleine guerre d'Algérie.

Ainsi, les autorités politiques, malgré quelques mesures secondaires de prophylaxie, laissèrent se développer le virus de la grippe au sein de la population.

Et Monsieur Tout lemonde, fataliste, disait « la grippe est particulièrement sévère cette année... »

Or, ceci, à cause des réseaux sociaux et des moyens d'information permanents et planétaires, n'est plus imaginable aujourd'hui.

En moins de 20 ans, les systèmes d’informations dans toutes les Nations du Monde, même les plus répressives, ont profondément muté grâce aux réseaux sociaux. Partout, les chaînes d’informations permanentes n’arrivent à se développer qu’avec une surveillance permanente de ce qui se dit sur les réseaux sociaux.

Pour la pandémie du Covid 19, qui, actuellement frappe l’ensemble de notre Planète, certains Etats ont décidé, comme en 1957, de ne pas décréter de confinement général et de laisser le Covid 19 progresser naturellement, en sachant qu'une telle position provoquerait la mort de plusieurs milliers de personnes. Tous les Etats occidentaux, parmi les plus grands, sont rentrés dans le rang sur la pression de l’opinion majoritaire qui se développait sur les réseaux sociaux et ont décidé d'un large confinement. Malgré le nombre de morts qui croît rapidement depuis quelques jours, les pays non confinés maintiennent leur position actuellement. Mais maintenir cette position : cela sera-t-il encore possible dans quelques jours ?

Mais pourquoi le comportement des responsables a-t-il tant évolué en quelques décennies ? Tout simplement, comme je l'avais annoncé dans mon  ouvrage « des Pyramides du Pouvoir aux Réseaux de Savoir » (Voir Rapport), publié en 1997, l'Intelligence de la Décision ne se trouve plus en haut des pyramides, là où se trouvent les responsables politiques mais bien dans l'ensemble des réseaux sociaux.

Certes, je sais que les réseaux sociaux comme la langue d'Ésope sont capables du meilleur comme du pire, mais plus aucun responsable politique, même dans les pays soumis à des pouvoirs directoriaux, ne peut ignorer l’Intelligence qui circule sur les réseaux sociaux.

Ainsi, l’autorité politique planétaire que je réclamais, il y a 16 ans, est peut-être arrivée : ce serait les réseaux sociaux.

Mais attention, ce ne sont pas les réseaux sociaux qui vont, seuls, décider de la suite.

Maintenant que plus de 3 milliards d'êtres humains sont confinés, et que, grâce à cette mesure stricte, nous allons constater dans quelques courtes semaines (les plus courtes possibles nous l'espérons) que le nombre de morts, jour après jour, va décroître fortement, les pouvoirs politiques, même si tous les scientifiques ne seront pas d'accord, seront obligés de libérer progressivement tous les habitants de leur pays.

Mais que se passera-t-il après ?

Là, les réseaux sociaux sont secs car c'est l'immunité donc les mathématiciens qui, face à ce virus, décideront de la suite.

Il n'est pas imaginable de relâcher dans la nature des milliards de « citoyens-agneaux » qu'on aura volontairement éloignés du virus pendant quelques semaines mais qui, pendant ce temps là, n'auront acquis aucune immunité.

Certes, les responsables politiques exigeront que chacun à l'extérieur de son domicile porte un masque mais ce micro-confinement sera-t-il suffisant ?

L'angoisse subie par des milliards d'êtres humains ne diminuera réellement que lorsque les chercheurs auront trouvé la molécule ou le processus naturel capable de tuer le Covid 19.

Suivant de près, depuis 22 ans, pour RT Flash, les travaux des Laboratoires de Recherche dans le monde entier, je suis ébahi par la communauté de Recherche mondiale qui a su se mobiliser en quelques semaines. Les plus gros ordinateurs du monde entier et l'Intelligence Artificielle sont mis à la disposition de tous les chercheurs qui recherchent un traitement contre le coronavirus. Et ces moyens énormes sont, avant tout, mis à la disposition des chercheurs qui veulent trouver une solution immédiate.

Ainsi, actuellement, les ordinateurs d'IBM, avec l'aide de l’IA, séquencent toutes les substances imaginées par l'homme, soit dans la pharmacopée mondiale, soit dans la chimie, en général, pour voir si l'une d'entre elles ne se transformerait pas en un chevalier blanc pour terrasser le Covid 19.

Il y a de tels moyens mis en œuvre dans tous les pays, je suis confiant. Dans quelques semaines, l'Humanité devrait disposer de ce traitement 100 % efficace.

Mais en attendant cette grande nouvelle, j'avoue, à ma simple place de citoyen français, ne pas comprendre la position actuelle de la France devant la Chloroquine (ou Chloroquinine).

Ce médicament qui, il y a moins d’un trimestre, était encore en vente libre, en pharmacie, se transforme soudain en une molécule devant laquelle on éprouverait les plus grands craintes.

Cette Chloroquine est absorbée, depuis 1946, dans des cas de paludisme ou de lupus. Aujourd'hui, Le Plaquenil (c'est le nom commercial de cette molécule) serait pris régulièrement par 40.000  français. Certains patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde prennent quotidiennement du Plaquenil depuis 30 ans. Mais d’un seul coup, alors qu'il y a peu, chacun pouvait l’acheter librement, la  Chloroquine serait devenue un produit dangereux.

Pour lever la pression, devant des sommités du monde médical de plus en plus nombreuses qui réclament la libération totale de la Chloroquine, le Ministre de la Santé a autorisé les médecins hospitaliers à prescrire la Chloroquine mais il a encadré cette autorisation par des règles strictes de prescription : les cas les plus graves et avis préalable d'un ensemble de médecins.

S'apercevant bien, un peu tard, en fixant ainsi des règles très éloignées des préconisations du professeur Raoult, que les premiers résultats de l'expérimentation ne sont pas bons, Olivier Véran a corrigé le 7 avril ses préconisations en  incitant les médecins hospitaliers, mais seulement eux, à prescrire la Chloroquine mais sur des patients moins avancés dans leur maladie.

Mais, malheureusement, là encore, c'est trop tard. Quand un  malade est admis à l'hôpital c'est essentiellement parce qu'il a de la fièvre et des difficultés à respirer qui laissent soupçonner une pneumonie. Cela signifie que des millions de virus ont déjà envahi les poumons et que le système naturel de protection du malade a déjà envoyé des dizaines de millions de soldats, les globules blancs, dans toutes les alvéoles des poumons qui sont infectées.

Cela signifie que le combat a commencé et il est malheureusement trop tard pour que la Chloroquine soit efficace.

Comme le préconise et l’applique dans son institut, à Marseille, le professeur Raoult, la Chloroquine doit être prescrite dès le début de la grippe. Délivrée à ce moment-là, alors que les virus Covid 19 ne sont encore que quelques milliers à avoir envahi la sphère ORL du malade, la Chloroquine diminuera, en peu de temps, la charge virale (c'est-à-dire le nombre de virus présents dans l'organisme) et ce ne sont que quelques milliers de virus qui, finalement, arriveront à atteindre les poumons. Les soldats de l'organisme étant beaucoup moins nombreux à être mobilisés n'iront pas jusqu'à provoquer un SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) qui provoque la mort de tant de malades, actuellement.

À mon avis, pour être efficace, ce sont les médecins traitant en première intention, les médecins généralistes et les urgentistes, qui devraient avoir le droit de prescrire de la  Chloroquine dès que le malade présente les premiers signes d'une grippe.

Comme ces médecins de première intention respecteront les règles strictes lors de la prescription, c'est-à-dire un électrocardiogramme avant de prescrire et un autre électrocardiogramme après 2 jours de prise de Chloroquine, je n'imagine pas qu’il puisse y avoir plus d'effets secondaires que lorsqu'ils le prescrivent pour le paludisme ou le lupus.

Comme j'ai pris l'habitude de le dire « par messagerie Internet » depuis quelques jours, quand je suis interrogé sur ce sujet, même si la Chloroquine n’est efficace que dans 1 cas sur 10 et que les 9 autres ne ressentent aucun effet secondaire, Il faut libérer l'utilisation de la  Chloroquine dès les premiers signes de grippe. De plus, c'est un traitement qui ne coûte que quelques euros et ce n'est pas lui qui épuisera les finances de notre sécurité sociale.

Mais, en dehors de la  Chloroquine, je porte en moi l'espérance sinon la certitude que dans quelques semaines, une équipe de chercheurs, quelque part dans le monde, trouvera la substance ou le processus naturel (pourquoi les personnes déjà atteintes par le Coronavirus ne pourraient-elles pas apporter des anticorps au reste de la population pour l’immuniser ?) qui permettra de détruire ce funeste Covid 19.

Si nous n’y parvenions pas, il serait à craindre, dans le temps, les populations n’ayant pas acquis l’immunité nécessaire, que le Covid 19, en plusieurs vagues successives, prenne sur notre planète autant de vies qu’autrefois, quand nos prédécesseurs ne décidaient d’aucun confinement. Cela signifierait alors que, malgré les moyens extraordinaires développés par l'Humanité depuis plusieurs décennies, les virus portent encore beaucoup d’inconnues.

René TRÉGOUËT / Sénateur honoraire / Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat / e-mail : tregouet@gmail.com

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