Le label bas carbone, un outil pour replanter des forêts

Le Label bas-carbone, lancé par le gouvernement en 2019, permet de certifier des projets de réduction d’émissions de gaz à effet de serre et de séquestration carbone dans tous les secteurs (forêt, agriculture, transport, bâtiment, déchets, etc.) et de les valoriser économiquement.

Adopté depuis 2019 pour atteindre les objectifs climatiques de la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), le Label bas-carbone est le premier cadre de certification climatique volontaire en France. Il garantit que les projets de réduction ou séquestration du carbone réalisés sur le territoire national contribuent correctement et de manière transparente à atteindre les objectifs grâce à des méthodes crédibles et vérifiées de comptabilisation des émissions des gaz à effet de serre (GES).

Le label a été élaboré par le ministère de la Transition écologique et solidaire, en lien avec le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation et de nombreux autres partenaires, pour inciter à changer les comportements et aider la transition en motivant les investissements pour une économie française bas-carbone. On peut dire sans se tromper que cela ne marche pas vraiment, alors risquent d'arriver des mesures contraignantes. La France est condamnée pour ne pas avoir atteint ses objectifs et ce label doit être incitatif. Seulement dans le profit immédiat du capitalisme mondial, cela passe pour un retour en arrière. La question se pose de savoir qui est rétrograde, les défenseurs de l'environnement ou les industriels pollueurs ?

L'été 2019 fut ravageur sur la commune de Générac, dans le Gard : deux incendies ont brulé plus de 600 hectares de forêt. Le label bas carbone vient de permettre la replantation d'une parcelle de 8 hectares, reportage vidéo.

Propriétaire du château de Valcombe à Générac (30), Dominique Ricome a vécu un véritable traumatisme en juillet 2019, avec l'incendie qui a ravagé la forêt de son domaine. 68 ha sont ainsi partis en fumée, laissant ce producteur de vin, très attaché à cette forêt familiale, démuni face à la situation. N'ayant pas les moyens financiers pour replanter une telle forêt, il se tourne alors vers le centre national de la propriété forestière (CNPF) pour obtenir des conseils. Ce dernier lui propose de monter un projet de compensation carbone, avec le « label bas carbone », initié par le ministère de la Transition écologique.

 

Le label existe depuis 2019, il permet en effet de financer des projets locaux de réduction de gaz à effet de serre. Un label basé sur un référentiel bien précis qui doit permettre notamment de quantifier la réduction des gaz à effet de serre pour tel ou tel projet.