Pénuries d’eau : alerte rouge en Corse

Le 20 février 2018 par Stéphanie Senet

Rogliano, la capitale du Cap Corse, va manquer d'eau potable si aucune solution n'est trouvée

 

Il nous a paru intéressant de dupliquer cet article et de faire quelques commentaires substantiels. Comme vous pourrez le constater, nous avons garder la structure de l'article qui expose une réalité. Il nous a semblé, intéressant d'apporter des informations ou des interrogations au processus de sécheresse.

Les questions majeures sont :

- Tombe-t-il moins d'eau ?

- Fait-il plus chaud ?

- Quels sont les dégâts envisagés ?

- que peut-on faire pour lutter contre cela ?

"Alors que le Cap Corse (Haute-Corse) est confronté à une pénurie d’eau, l’île de Beauté réfléchit à acheter une unité mobile de dessalement. Une première.

20%. Tel est le taux de remplissage, critique, de la réserve d’eau de Rogliano, qui ne dispose plus que de 9.000 mètres cubes de ressources hydriques, pour une capacité totale de 47.000 m3. D’habitude, à cette époque, elle est remplie en moyenne aux deux tiers, grâce aux précipitations hivernales.

En attendant la pluie...

Cette année, le manque de pluie et l’absence de neige ont aggravé une situation déjà tendue pour les communes touristiques de Rogliano, Meria et Tomino, au Cap Corse. Une réunion d’urgence s’est tenue le 19 février, en présence des élus locaux, des représentants de l’Etat et de l’Office d’équipement hydraulique de la Corse (OEHC) -en charge de la distribution d’eau potable- pour trouver un approvisionnement alternatif. Résultat: la mise en place d’une unité mobile de dessalement a été retenue.

Un précédent en 2002...

Les collectivités ont déjà eu recours à cette solution d’urgence au cours de l’été 2002, particulièrement sec sur l’île de Beauté, avec des températures supérieures à la normale de 3 à 4°C. «Cette année-là, la situation était encore plus dramatique puisqu’il n’y avait plus que 1.000 m3 d’eau dans la réserve de Rogliano. Nous avons dû faire acheminer de l’eau de la commune d’Esra par une canalisation, et louer une unité de dessalement d’eau de mer que nous avons installée sur le port de Macinaggio», se souvient Saveriu Luciani, président de l’OEHC. Au total, Esra avait fourni 150 m3/jour et l’unité de dessalement 500 m3/jour.

«Anticiper de futurs manques»...

Cette fois-ci, ce n’est plus la location mais l’achat d’une unité de dessalement qui est à l’ordre du jour «pour anticiper des manques à venir ailleurs aussi en Corse, qui pourraient devenir permanents en raison du réchauffement climatique», explique au JDLE Saveriu Luciani.

Un investissement d’environ 700.000 euros, unité de chloration comprise, qui pourrait être opérationnel mi-avril.

Rendez-vous le 1er mars...

«La décision définitive devrait être prise le 1er mars lors d’une réunion avec la préfecture de Haute-Corse. Il faut lancer une procédure de marché public, déterminer s’il s’agit d’un achat ou d’une location, préciser le maître d’ouvrage et les financements», ajoute le président de l’OEHC. La facture pourrait être réglée par la collectivité territoriale de Corse, l’Etat et l’Agence de l’eau RMC.

D’autres solutions ont été envisagées. L’acheminement d’eau d’Esra reste limité (150 m3 par jour) et ne permettrait pas de couvrir les besoins estivaux. La consommation d’eau actuelle tourne autour de 150 m3/jour à Rogliano, mais elle devrait bondir à 900 m3/jour pendant la saison touristique. Autre solution: l’acheminement d’eau par tanker mais le port de Macinaggio manque d’équipements pour assurer le transfert.

Plan d’adaptation au réchauffement...

Face aux menaces liées à la sécheresse, le comité de bassin de Corse a lancé l’élaboration d’un plan d’adaptation au changement climatique visant les 4 régions les plus exposées: le Cap Corse, la Balagne, le Grand Bastia et l’Extrême Sud. Il devrait être finalisé d’ici l’été. «Nous savons d’ores et déjà que le tarissement de la ressource sera problématique dès 2040», souligne Saveriu Luciani.

Chaque région planche aussi sur des propositions visant le stockage et le transfert d’eau ainsi que l’évolution des usages, dans le cadre du plan Aqua 2050. Des arrêtés de restriction d’eau devraient être pris dès le mois de mars pour se préparer au pire. «Ces sujets seront mis sur la table à l’occasion de la venue du ministre de la transition écologique pour la première étape des Assises de l’eau qui se tiendront en Corse», assure le représentant de l’OEHC qui est aussi président du Comité de bassin de Corse.

Selon une étude publiée dans la revue Nature, une ville sur deux manquera d’eau dans le monde en 2050 en raison de la sécheresse.

pour 63 milliards de dollars."

Tous les ans, huit milliards de m3 d'eau douce se jettent à la mer en Corse, il n'en est retenu que seulement 3 ou 4%. Peut-on en retenir assez pour irriguer nos champs, faire boire nos bêtes et bien entendu pour notre population. On nous dit que d'ici trente ans nous aurons en Corse le climat de Tunis, alors que le paradoxe est que nous ne régulons pas et que nous ne gérons pas ces chutes d'eau. Ces 2 facteurs ne sont pas antinomiques, au contraire, ils sont là pour nous inciter à faire bien et mieux. Il existe de multiples pistes, et en termes d'innovation, nous pouvons y contribuer !

Jean

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