Les cours du pétrole remontent avec la promesse russe
d'une riposte aux sanctions

Il est certain que le pouvoir russe va jouer sur les leviers qu'il peut agiter, mais nous l'avons vu dans le passé celui de l'énergie se retourne très vite contre le producteur.

Car il faut écouler ses stocks afin de remplir les cuves... et garder des stocks demande une gestion très sensible pour le producteur. Bloquer un oléoduc ou un gazoduc conduit à des problèmes très difficiles à gérer.

De plus la folie de cet envahissement est de savoir si "l'après", c'est à dire l'occupation sera facile face à un peuple qui se défend et un peuple russe qui commence à comprendre que les gesticulations politiciennes ne suffisent pas à explique pourquoi le peuple ukrainien va se trouver en opposition à son ethnie amie, les russes.

On parle désormais de peuple ukrainien.... 

Qu'est-ce que Poutine aura gagné à faire cette guerre ?

S'il voulait assoir sa fin de règne on ne peut s'y prendre aussi mal. Il aurait pu être le libérateur du peuple russe, marquer l'histoire de façon positive, mais là il s'est laissé gagner par la peur et la haine. Ce n'est pas digne d'un chef, en tout cas stupide et c'est Biden qui peur se frotter les mains. Il a eu ce qu'il voulait une Europe à sa merci et un ennemi pointé du doigt par cette Europe qui depuis la deuxième guerre mondiale n'arrive pas à se structurer. 

AFP parue le 23 févr. 2022 

"Les cours du pétrole remontaient mercredi après une nouvelle escalade dans la crise ukrainienne, un soldat ayant été tué sur la ligne de front selon l'armée ukrainienne et la Russie promettant de riposter aux sanctions américaines.

Vers 15h30 GMT (16h30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril gagnait 1,53% à 98,32 dollars. À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en avril prenait 1,63% à 93,41 dollars. "Les traders continuent de suivre de près les événements en Ukraine et tout signe d'escalade pourrait suffire à propulser les prix du brut à trois chiffres pour la première fois depuis 2014", commente Craig Erlam, analyste chez Oanda.

Les tensions autour de la crise en Ukraine vont crescendo. Un soldat ukrainien a été tué mercredi par un bombardement des séparatistes prorusses sur la ligne de front dans l'est de l'Ukraine, a annoncé l'armée. La Russie a promis une riposte "forte" et "douloureuse" aux sanctions américaines annoncées par Washington après la reconnaissance par Moscou des régions séparatistes d'Ukraine. "Il existe (...) un risque que la Russie réplique aux sanctions en réduisant ses livraisons de son propre chef", avance Carsten Fritsch, de Commerzbank.

La Russie est l'un des premiers producteurs mondiaux de gaz et de pétrole. L'Union européenne a convoqué en urgence un sommet des dirigeants des 27 pays de l'UE jeudi soir à Bruxelles.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a estimé mercredi que le monde faisait face "à un moment de péril", dénonçant à nouveau les "violations" commises par Moscou à l'égard de Kiev. "Les acteurs du marché pétrolier, en plus de suivre l'évolution du conflit entre la Russie et l'Ukraine, portent également leur attention sur les négociations nucléaires avec l'Iran", souligne Carsten Fritsch.

Les négociations à Vienne ont atteint un stade "critique" et quelques questions "importantes" restent à régler, a estimé mercredi le chef de la diplomatie iranienne, Hossein Amir-Abdollahian. La conclusion d'un accord pourrait ouvrir la porte à un éventuel retour des exportations de pétrole iranien.

Un pétrole supplémentaire en provenance d'Iran - dont la participation au marché est fortement réduite depuis 2018 et le rétablissement des sanctions économiques américaines par l'administration de Donald Trump - devrait soulager la situation de l'offre sur le marché pétrolier."

Bernie Ecclestone  
Un milliardaire influent prend la défense de Vladimir Poutine, un "homme honorable"

Publié le 02 Mars 2022 - 22h02

"Les personnalités ne sont pas nombreuses à prendre position pour la Russie et Vladimir Poutine dans la guerre qui les oppose à l'Ukraine. Pourtant, un milliardaire très influent dans le monde du sport automobile a couvert d'éloges le président russe en interview.

C'est un conflit qui couvait depuis plusieurs années déjà, mais personne ne s'imaginait qu'une guerre éclaterait d'une manière aussi brusque. Depuis plusieurs jours maintenant, les troupes russes sont entrées en Ukraine et le monde entier est en alerte. Dans le domaine du sport, plusieurs stars se sont déjà exprimées sur la question, et on compte déjà les premiers morts dans les rangs des athlètes ukrainiens. Pour l'heure, la plupart des pays condamnent l'action du gouvernement russe et de son président, Vladimir Poutine.

Une position unanime, sauf peut-être pour un seul homme, l'ancien patron de la Formule 1, Bernie Ecclestone. L'homme âgé de 91 ans a longtemps fait la pluie et le beau temps au sein de la compétition sportive la plus prestigieuse du monde jusqu'en 2017. Interrogé sur les ondes de la radio britannique Times Radio, celui qui est devenu père pour la 4e fois à 89 ans a tenu à donner son avis sur Vladimir Poutine. "C'est une personne très directe et un homme honorable, il fait exactement ce qu'il a dit qu'il fallait faire, sans aucune discussion", indique-t-il.

Comment peut-on juger ce qui se passe ? Il y a peut-être des gens qui pensent que la Russie a raison

Une position qui va à contre-courant de tout ce que l'on peut entendre actuellement sur le président russe. Bernie Ecclestone ne s'est pas arrêté là et refuse catégoriquement de condamner les actions de la Russie. "C'est aux personnes impliquées dans l'évènement de décider. Comment peut-on juger ce qui se passe ? Il y a peut-être des gens qui pensent que la Russie a raison", poursuit-il. Proche du Kremlin pendant son mandat de patron de la F1, l'Anglais avait participé à la création du Grand Prix de Sotchi, en Russie en 2012. Un Grand Prix annulé pour la saison à venir. Une décision sur laquelle il est revenu : "Ce sont les équipes et les promoteurs de F1, pas les pilotes qui doivent prendre la décision".

Un soutien inattendu pour Vladimir Poutine, qui voit l'ancien boss de la Formule 1, Bernie Ecclestone, le soutenir dans cette période où la plupart des pays prennent, à juste titre, des sanctions à l'égard de la Russie."

Il convient de détailler ces ralliements et là on entre dans la complexité des rapports des oligarques russes avec le pouvoir de Poutine.