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L'altruisme...

L'altruisme est la propension désintéressée à se consacrer au bien-être d’autrui, synonyme de générosité sans contrepartie, il est considéré comme

une valeur centrale du management, et du volet sociétal de la RSE.

L’altruisme postule qu’une décision ne doit pas être uniquement la résultante d’une considération économique et financière. Si l’altruisme semble s'opposer au profit, ce n’est qu’en apparence. 

La valeur altruisme adopte le «point de vue de l’Univers», qui ne favorise les intérêts de personne, mais les considère tous de façon égale.

L’attitude désintéressée envers autrui, autrement appelée éthique de réciprocité, consiste à traiter autrui comme on voudrait soi-même être traité.  

Universalisme

La valeur altruisme a quelque peu subi l’érosion du temps, et a vieilli, elle est mal connue, sous-estimée et souvent délaissée au profit de la bienveillance, à laquelle elle est associée, et avec laquelle elle est confondue.

En vérité, la bienveillance est l’une des composantes essentielles de l’altruisme. 

Le temps est venu de réhabiliter, d'actualiser, et de se réapproprier la valeur altruisme, elle a une longue histoire féconde, et des potentialités en termes de compétences du management responsable pour conduire les changements transformateurs vers un monde durable.

Selon une étude menée par Sandrine Aron IAE de Lille, et Anis Chtourou ESC Troyes, l’altruisme se réfère à la bienveillance et l’universalisme.

La bienveillance vise la préservation et l’amélioration du bien-être des personnes, tandis que l’universalisme a pour but la compréhension, l’estime, la tolérance et la protection du bien être et de la Nature. 

Il ressort de leur étude que la valeur altruisme est susceptible d’influencer positivement les comportements éthique et légal de l’entreprise, en revanche plus la valeur altruisme de l’entreprise est forte, moins semble--t-il le comportement économique est « présent ».

Performance

Cette dernière conclusion est mise à mal par Laurent Marbacher et Isaac Getz co-auteurs de L’Entreprise Altruiste.

Selon eux, les entreprises altruistes sont plus à même d’affronter l’avenir, elles ont une philosophie radicalement différente de celle qui domine dans l’entreprise traditionnelle, celle qui a le profit et la valeur pour l’actionnaire comme horizon.

Les deux auteurs sont partis à la rencontre des entreprises altruistes, en France, en Scandinavie, aux États-Unis, ou au Japon, pour comprendre leurs convictions, leurs épreuves, et les transformations radicales qu’elles ont opérées.

Selon les résultats de leurs travaux de recherche, il ne fait aucun doute que la valeur altruisme a un impact fort sur la performance de l’entreprise.

 «Pendant cinq ans, nous avons observé plusieurs dizaines d’entreprises qui sont devenues ce que nous appelons « altruistes » et qui relèvent avec succès les défis auxquels elles sont confrontées, y compris celui posé par le Covid-19. Elles y parviennent en servant inconditionnellement leurs salariés, leurs clients, leurs fournisseurs et les communautés où elles opèrent, et elles le font à travers leurs activités de coeur de métier. Cela semble étonnant, mais c’est là que réside également leur secret – leur façon de réaliser régulièrement d’excellentes performances.» 

Valeurs de base

Le psychologue Shalom H. Schwartz a identifié dix valeurs de base : Autonomie ; Sécurité ; Bienveillance ; Hédonisme ; Tradition ; Réussite ; Pouvoir ; Stimulation ; Universalisme ; Conformité.

Il a adopté une conception des valeurs qui leur attribue six caractéristiques principales :

  • Les valeurs sont des croyances associées de manière indissociable aux affects, 

  • Les valeurs ont trait à des objectifs désirables; 

  • Les valeurs transcendent les actions et les situations spécifiques;

  • Les valeurs servent d’étalon ou de critères; 

  • Les valeurs sont classées par ordre d’importance; 

  • L’importance relative de multiples valeurs guide l’action.

Conviction personnelle

Les valeurs sont un concept central des sciences sociales, elles sont fondamentales pour expliquer l’organisation et le changement, s’agissant de la société dans son ensemble, et des citoyens qui la constituent, pour les caractériser et expliquer les motivations de base qui sous-tendent leurs attitudes et comportements. 

Une valeur est une conviction personnelle que nous considérons comme importante pour nous. Il s'agit d'un repère essentiel que nous utilisons pour effectuer nos choix et orienter nos actions au quotidien. 

Afin de répondre à la question « l’altruisme clef du management ? » Kedge Business School et la Cepac ont lancé, en partenariat en 2014, la chaire "Bien-être et travail" dont l’objet est d’impulser des modes de management innovants, porteurs de sens et intégrant les intérêts de toutes les parties prenantes de l'entreprise. 

Altruisme efficace

Selon Carenews média spécialisé dans l'actualité du mécénat, de l'engagement sociétal (RSE, ISR, DD...) et de l'Economie Sociale et Solidaire (ESS), aider les autres, c’est bien, mais aider les autres le plus possible, c’est mieux.

L’altruisme efficace, philosophie et mouvement social, mobilise une démarche scientifique pour trouver les moyens de rendre le monde meilleur.

 

"Objectifs pour un monde meilleur" (Image What Can You Do)

En 2016, dans un amphithéâtre de la Sorbonne, a eu lieu le lancement officiel de l’association Altruisme Efficace France. L’événement s’est fait en présence de Peter Singer, philosophe australien spécialisé en éthique, et d'Hélène Giacobino, alors directrice du laboratoire d’action contre la pauvreté J-PAL Europe.

En combinant l’empathie et la réflexion, l’altruisme efficace encourage à « dédier une part significative de notre vie à l’amélioration du monde, et à chercher avec rigueur à identifier les moyens de faire le plus de bien ». 

Constant CALVO    Directeur Associé  125 articles    3 juillet 2023

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