Pierre-Paul Battesti

Chers lecteurs, il se passe une chose en Corse qui dépasse bien des français, c'est une notion sur laquelle s'est bâti votre pays : c'est l'Etat qui fait la Nation, pour nous, les corses, c'est le contraire... à savoir c'est la Nation qui fait l'Etat. Je vous conseille de lire le livre de Georges Burdeau et vous comprendrez de quoi il s'agit. Ce malaise que nous les régionaux vient de là... Que nous soyons basques, bretons, occitans, alsaciens ou indiens de Guyane... le problème est identique un Etat ne peut amalgamer ses régions au profit d'une autre qui est Lutèce. J'aime Paris et autant la France et les français quel qu’ils soient venant de régions ou de pays différents, mais l'amalgame ne peut se faire sans considération et celle-ci ne se trouve pas dans un pouvoir centralisateur et manichéen, car ce n'est pas avoir gagné une coupe du monde de football qui fera l'unité d'un pays, ni une guerre... "L'homme a besoin d'accrocher son amour ou sa haine à des signes, à des images, à des fétiches. Mais à côté de cette disposition primitive, il y a en lui, non plus dans sa chair mais dans son esprit, un mouvement qui l'entraîne à concevoir et à abstraire, une capacité intellectuelle qui lui permet d'aimer sans voir, de croire sans toucher, d'obéir à une discipline qui se passe au fouet. Et, s'il ne peut éviter d'être battu du moins entend-il, comme le veut Alain, regarder aux baguettes."
                          Je vous propose de visionner cela :

BURDEAU Georges

Juriste français (1905-1988)

«Une nation, c’est un rêve d’avenir partagé. Et il en est ainsi parce que le sentiment national procède de la conscience d’un passé commun. Or l’homme s’intéresse à son passé dans la mesure où il consulte l’avenir.»


 Traité de science politique, 1949

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