Thierry Tramoni

 

Vit à Ajaccio

 

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 Approches complémentaires

 

Dans  le monde de la peinture la pratique de l'aquarelle et celle de

la peinture à l'huile peuvent être considérées par le paysagiste

comme complémentaires et si la peinture à l'huile constitue l'œuvre

la plus aboutie, l'aquarelle, mais aussi le croquis permettent non

seulement à l'artiste de s'exprimer avec beaucoup moins de

contraintes matérielles,  mais aussi d'exercer son regard  artistique.

 

Il en est de même en photographie où le photographe spécialisé

dans le paysage est le plus souvent confronté à deux façons

d'aborder son "art", la façon appliquée et la façon spontanée, et

alors que les deux semblent antinomiques elles sont en fait

complémentaires.

 

Un photographe paysagiste qui se respecte se doit tout d'abord de respecter quelques contraintes, tant au niveau de la lumière que de la préparation de son sujet ainsi nombre de photos qui sembles dues au hasard sont en fait souvent pensées tant au niveaux de l'éclairage (heure de la journée, position du soleil, conditions météo), qu'au niveau de la composition et des techniques de prises de vue (choix des objectifs, appareil fixé sur pied, choix des vitesses d'exposition, des ouvertures, etc...). En pratiquant de cette façon on a de grandes probabilités de ramener d'une demi-journée de travail une ou deux excellentes photos, mais ces images risque d'être très stéréotypées - en grande partie parce que la meilleure lumière encadre le lever et le coucher du soleil, mais aussi parce que cherchant l'excellence l'artiste on évitera de sortir de sa zone de confort.

 

Mais un photographe paysagiste étant avant tout un amoureux de la nature il sera naturellement entrainé à parcourir celle-ci et il faut l'avouer à essayer d'en profiter à outrance. de ses balades naitront un autre type de photos, elles seront soignées mais moins travaillées, il ne sera pas question, par exemple d'attendre la bonne lumière ou de trainer sur des dizaines d'heures de marche  dix kilogrammes de matériel photo. Le pied permettant plus de stabilité mais aussi des poses longues - non pas pour le plaisir d'être longue, mais pour la façon dont elles permettent de lisser les mouvements de l'eau ou de nuages restera le plus souvent à la maison ou dans le coffre de voiture et la technique utilisée sera celle de l'instantané. L'œil exercé du technicien verra de suite la différence mais il n'est pas dit que le grand public se rende compte de rand chose. Et de ces séances sortiront des dizaines de bonnes photos, et parfois à l'occasion d'une rencontre inattendue, une photo exceptionnelle.

 

Je pratique pour ma part les deux façons de procéder sans aucune préférence, la méthode appliquée me donne l'impression d'être un photographe de nature, la seconde un randonneur essayant de partager ses émotions avec le plus grand nombre. C'est bien sûr saisi de façon différente par les initiés férus de technique, mais beaucoup moins par le grand public.

 

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