Voitures électriques : Mercedes travaille sur
la batterie organique

Malgré 600 kg de batteries, l'autonomie d'une voiture électrique dépasse rarement

les 400 km. A l'avenir, le poids des batteries se réduira et l'autonomie se rapprochera

fortement de ce que proposent les véhicules thermiques. Mais cela prendra du temps. Pour Mercedes, l'échéance est placée à 2039.

Les batteries sont clairement le nerf de la nouvelle révolution technologique automobile.

Les constructeurs, dont certains sont de grands motoristes, n’entendent pas se laisser damer le

pion par de simples fabricants de piles. Aussi travaillent-ils, souvent en partenariat avec des

spécialistes, au développement des batteries de demain, voire d’après-demain. C’est le cas de Mercedes qui envisage clairement la batterie de 2039…
 

Une batterie sans métal ni matériau rare

 

Composée de graphène, la batterie du concept AVTR affiche une capacité de 110 kWh pour une autonomie de 700 km.

 

La batterie organique envisagée par Mercedes à l'horizon 2039 s'inscrira dans un cycle environnemental durable.

A cette date, les batteries n’utiliseront plus de matériaux rares ou nocifs (lithium, cobalt…), sera neutre en carbone, et s’intègreront parfaitement dans un cycle environnemental durable. Mais il y a des étapes à franchir pour passer de l’actuelle batterie fonctionnant au lithium-ion, et dont « l’autonomie actuelle peut encore être augmentée d’environ 25 % », selon Andreas Hintennach, responsable R&D sur les batteries chez Mercedes,  à l’élément organique qui équipait le concept car AVTR présenté par Mercedes, au début de l’année au CES de Las Vegas. Dans cette étude, l’élément fonctionnait avec du graphène et un électrolyte à base d’eau. Malgré sa compacité et son poids réduit, elle offrait une capacité de 110 kWh pour une autonomie de plus de 700 km. « C’est une technologie très prometteuse que j’ai vue fonctionner en laboratoire. Son utilisation en série n’est toutefois pas prévue avant 20 ans », estime l’ingénieur allemand.

 

Du souffre ou de l’oxygène dans les batteries

 

Avantages et incovénients, selon Mercedes, des différents technologies de batteries à venir.

La batterie solide est souvent évoquée, et si elle offre de véritables atouts par rapport à la technologie actuelle (modularité, sécurité), elle possède un inconvénient majeur : son temps de charge est beaucoup trop long. D’autres technologies, comme le lithium-souffre ou le lithium-oxygène permettent de contourner ces problèmes, mais en l’état actuel des recherches, ce type de batterie affiche des cycles de vie trop court. Leur utilisation n’est envisageable que dans 10 ou 15 ans. Nous n’en sommes qu’au début…

Régie Publicitaire

    Vous avez aimé nos articles ? Faites un don pour nous encourager à continuer !

© 2016 par "ISULAVIVA" (c)