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« 21 Femmes qui font la Corse », est une nouveauté des Éditions du Scudo, maison dirigée par Jean Jacques Colonna d’Istria. Elle s’inscrit dans le droit fil de la Lettre aux Femmes publiée par Edond Simeoni, en 2008, qui était déjà une défense et illustration du rôle de la femme dans la société corse. Il s’agit aujourd’hui de présenter 21 femmes qui ont choisi de travailler en Corse. Le chiffre 21 est un clin d’œil ironique  à l’année 2021 ! Sous la forme de portraits vivants et précis de ces femmes qui font la Corse, par une création dans tous les domaines, qu’ils soient d’ordre humanitaire, artistique, culturel, social ou économique.

Elles participent à une représentation authentique de la Corse, loin des clichés habituels et des caricatures blessantes dont elle est trop souvent l’objet et la victime. Rappelons-nous les déclarations ridicules d’un chroniqueur médiatisé, Maurice Szafran pour ne pas le nommer, plus connu par ses faillites financières que par son talent de journaliste. Il prétendait que les femmes n’avaient pas le droit d’entrer dans les bars en Corse ! Il avait reçu à l’époque des centaines de photos de femmes prises dans des bars ! On lui conseille la lecture de cet ouvrage !

Leurs professions, leur ancrage géographique, leur génération sont différentes  certes mais elles sont agricultrice, architecte, artistes, bergère, chanteuse, distillatrice, maire, docteure, oléicultrice, cheffes d’entreprise, poétesse, réalisatrice de cinéma, responsables d’associations culturelles ou humanitaires, restauratrice, hôtelière, romancière. Elles se sont investies dans plusieurs métiers, souvent novateurs. Loin des stéréotypes féminins corses, elles vivent de leur passion, de leurs produits, de leur aventure, souvent courageusement, en dehors des sentiers battus. Elles partagent le même amour de la Corse, terre natale ou terre d’adoption. Elles ont le même souci du respect de la nature, du développement durable. Entre tradition et modernité, ces 21 femmes apportent un démenti à tous les discours pessimistes sur l’avenir de l’île. Elles y jouent un rôle essentiel.

Certaines, la plupart, sont corses de naissance ou apparentées à un corse, d’autres sont issues d’autres territoires mais ont choisi volontairement la Corse comme cadre de leur vie. 

En dehors de toute vision passéiste ou réductrice, en dehors de la politique, même si la plupart de leurs actions s’inscrivent dans le climat du Riacquistu qui a vu, dans les années 80, naître, se développer et s’imposer un élan créatif en Corse, le parcours de ces 21 femmes confirme, si besoin était, un renouveau concret de la société corse. Tant sur le plan économique, social ou culturel.

 

Découvrons vite les portraits de Agnès Accorsi, Brigitte Artily, Roselyne Balesi, Emilie Borel, Laetitia Carlotti, Michèle Corrotti, Josette Dall’Ava-Santucci, Mady Dalakupeyran, Marie Ferranti, Mylène Jacquet, Gisèle Lovighi, Elisabeth Paccioni, Michèle Pantalacci, Patrizia Poli, Elisabeth Quilichini, Emmanuelle Reggeti, Catherine Riera, Armelle Sialelli, Lucie Simeoni, Amelia Tavella,  Marie-Jeanne Tomasi.

Jean-Pierre Castellani-Dominique Pietri : 21 Femmes  qui font la Corse, Scudo Editions, 239 p. 20 €. Port compris.

https://www.scudoedition.corsica/

Dans son bel article, sûrement trop court, car réalisé pour un lectorat de site web, Michel Vergé-Franceschi, brosse le portrait de quelques femmes corses. Est-ce pour donner bonne conscience aux hommes ? Je note que c'est encore un homme qui parle des femmes (corses ou pas d'ailleurs). Pour ma part j'aimerais vous parler de Marie Susini On parle très et trop peu d'elle. Avec mon ami, Pierre-Paul qui est le responsable de ce Média, nous avons l'intention de lui rendre hommage, autant que ce sera possible, en raison des conditions sanitaires peu propices en ce moment, et avec l'aide et le soutien de ces amies corses ou pas qui sont depuis des générations le fer de lance de la Corse et dont on parle pas assez. N'oublions pas le siège de Bonifacio, où les femmes, attendant les Pisans on défendu la ville avec énergie, n'oublions pas toutes ces femmes qui proches de nous (car ce sont nos arrières grands-mères qui ont tenu la corse lors de la "grande guerre" de 14-18 et ensuite celle de 39-40. Elles ont été le ciment de notre société, alors leur rendre hommage serait une belle chose à faire...

Edmond Simeoni, toujours présent, ici, particulièrement, nous a montré le chemin, et je me souviens bien de cette salle pleine au Palais des Congrès d'Ajaccio, soir où il présentait son livre, entouré de femmes. Un clin d'œil à Lucie, sa femme, qui comme le roseau plie mais ne se rompt pas.

Les hommes le disent, cherchez la femme et vous trouverez l'homme. Quelle drôle de dualité, homme et femme. 
Elodie