Jeanne Allaire, rescapée du génocide des Tutsi au Rwanda,
survenu il y a 25 ans.

 

 

J'ai appris à apprivoiser cette musique qui était à la radio nationale toute la journée à

l'époque du génocide" explique Jeanne Allaire, 16 ans et demi à l'époque du génocide

perpétré contre les Tutsi du Rwanda. Je n'étais pas censée être en vie "je sais comment vivre

avec mes séquelles", poursuit Jeanne Allaire, qui explique "je n'ai perdu que mon père et ma sœur", sur ce qui fut un "génocide de proximité" :  "si quelqu'un arrive à me l'expliquer, je suis preneuse."

"Quand j'interviens dans les écoles" explique Jeanne Allaire, "je ne parle pas forcément du génocide, parce que les enfants ne peuvent pas imaginer ça.

Par contre je leur dis : 'faites attention quand on parle des Roms comme si ce n'était pas des êtres humains' (...) 

Il faut accepter la différence. Quand on pense que c'est le problème, ça peut mener loin, jusqu'au génocide

Sur le rôle de la France : "[Les commémorations] ça mérite la présence de tous les grands du monde. J'aurais souhaité que tous les présidents du monde soient à Kigali, c'est le minimum. Que le président Français ait décidé de ne pas y aller ça lui appartient. Par contre, en France, on commémore et on espère bien qu'il sera présent".

Le mois prochain quelques questions à Jeanne Allaire pour comprendre la situation du Rwanda...

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