Pause contre la censure

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatre des six artistes engagés dans le projet (g-d et h-b): Johnny Depp, Alex Ebert, Ana Tijoux et Tom Morello / The Voice project

Des stars anglophones se mobilisent pour la liberté d'expression. Ils ont lancé mercredi 16 novembre une campagne demandant la libération d'artistes incarcérés.

La liberté d'expression se paie encore à prix fort en Turquie, en Érythrée, en Arabie Saoudite ou en Russie. Mercredi 16 novembre, Johnny Depp et cinq autres célébrités anglophones comme Nadya Tolokonniva (Pussy Riot) ou Ana Tijoux se sont engagés aux côtés de l'organisation The Voice Project, pour demander la libération de réalisateurs, chanteurs ou écrivains emprisonnés dans le monde.

«L'art n'est pas un délit», peut-on lire sur les tee-shirts des artistes qui posent comme sur d'anciens clichés de prisonniers aux États-Unis. Ils portent chacun autour du cou un écriteau flanqué de l'identité d'un artiste incarcéré, de son pays, du nombre d'années auxquelles il a été condamné à rester en prison.

En rappelant leurs noms au grand public, The Voice Project espère ainsi attirer l'attention sur leur sort et lever des fonds, selon son cofondateur Hunter Heaney. Mais l'organisation souhaite également protéger les prisonniers d'abus pendant leur incarcération. «Nous avons tendance à penser que ce type d'intimidations arrive dans les recoins les plus sombres», déclare Hunter Heaney.

Un réalisateur ukrainien, un chanteur folk thaïlandais

Le chanteur britannique Peter Gabriel porte ainsi le nom d'un journaliste et écrivain ayant la double nationalité suédoise et érythréenne, Dawit Isaak, disparu depuis son arrestation en 2001 en Erythrée.

Johnny Depp défend Oleg Sentsov, un réalisateur ukrainien arrêté en 2014 en Crimée, et condamné à 20 ans de prison pour «terrorisme».

Le guitariste des Rage Against The Machine, Tom Morello attire, lui, l'attention sur le sort d'un chanteur folk thaïlandais connu sous le nom de scène «Tom Dundee» et condamné en juin à sept ans et demi de prison pour un délit de lèse-majesté dans son pays.

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