La Tunisie est un Etat moderne, moderne dans le sens où sa population est "moderne"...
La féodalité, le retard par rapport à nos populations semble flagrant. La Tunisie depuis Habib Borguiba,

sa vision moderne mais néanmoins vieillissante sur son peuple, comme ce qui se passe en Algérie,

montre en fait de la part de ses leaders un manque de confiance sur la maturité de leur peuples...

La Tunisie, elle semble dans cette dynamique du "printemps arabe" et le dégagisme semble être à

prendre en compte...

C'est pour cela qu'il nous a paru intéressant de parler de Hélé Béji (arabe : هالة الباجي), née Hélé Ben

Ammar le 1er avril 1948 à Tunis, qui est une écrivaine tunisienne.

Agrégée de lettres modernes, elle a enseigné la littérature à l'Université de Tunis avant de travailler à

l'Unesco en tant que fonctionnaire internationale. En 1998, elle fonde le Collège international de Tunis

qu'elle préside.

Elle a écrit de nombreux livres et participé à de nombreux ouvrages collectifs. De plus, elle écrit bon

nombre d'articles dans les revues Le Débat et Esprit   . En 2008, elle fait partie du jury du

prix du Roman arabe

Première Tunisienne agrégée de lettres modernes, l’écrivaine Hélé Béji anime depuis des années la

scène intellectuelle tunisienne. Dans son livre « Islam Pride », écrit avant la révolution tunisienne de

2011, elle évoquait déjà le retour du voile dans les pays musulmans. Cett » féministe et libérale de la

« génération Bourguiba » entend penser l’articulation entre tradition et modernité, qui seule peut

nous sauver des démons de l’obscurantisme.

 

"PROPOS RECUEILLIS PAR EU­GÉ­NIE BASTIÉ

LE FIGARO. – Des Al­gé­riennes se sont mo­bi­li­sées ré­cem­ment pour pou­voir por­ter le bi­ki­ni à la plage. La li­ber­té ves­ti­men­taire est-elle en ré­gres­sion dans les pays du Magh­reb ?

Hélé BÉJI. – J’ai tou­jours por­té le bi­ki­ni. En Tu­ni­sie, dans les an­nées 1960, nous por­tions toutes des mi­ni bi­ki­nis vi­chy à la Bri­gitte Bar­dot, nos poi­trines ser­rées dans des bal­con­nets fron­cés. Nous al­lions dans la rue en short. Jus­qu’à l’émer­gence de l’is­lam po­li­tique ac­tif, on ne se po­sait pas la ques­tion de la nu­di­té. Si on nous avait dit qu’un jour ce se­rait un com­bat d’al­ler se bai­gner en bi­ki­ni, on se se­rait es­claf­fées. Au­jourd’hui, sur les plages, les bi­ki­nis n’ont pas dis­pa­ru, mais nous de­vons sup­por­ter la pré­sence de ce nou­veau monstre ma­rin nom­mé «bur­ki­ni». Quel dé­sastre! Pour­tant, le mou­ve­ment d’éman­ci­pa­tion fé­mi­nine était al­lé très loin avec les lois d’avant-garde de l’in­dé­pen­dance.

Comment ex­pli­quez-vous ce re­tour du re­li­gieux ?

Peut-être parce que les pro­messes de bon­heur de l’in­dé­pen­dance n’ont pas été te­nues et ont fi­ni dans la dés­illu­sion? Le poids so­cial de la re­li­gion s’est alour­di dans les an­nées 1980. Mais au ni­veau po­li­tique, l’État pour­sui­vait son mo­der­nisme au­to­ri­taire. Ce vo­lon­ta­risme était sans conces­sion. Il fa­vo­ri­sait les li­ber­tés pri­vées fé­mi­nines, tan­dis qu’il bri­mait les li­ber­tés pu­bliques. Ce des­po­tisme sé­cu­lier, laï­ciste, oc­ci­den­ta­liste, avait per­mis aux femmes de s’af­fran­chir dans tous les do­phé­no­mène maines. On pou­vait se bai­gner en bi­ki­ni, ne pas jeû­ner pen­dant le ra­ma­dan, n’exer­cer au­cun culte, ex­pri­mer son in­croyance, ou­blier sa foi. Mais il était dé­fen­du de cri­ti­quer le pou­voir. À un mo­ment, ces li­ber­tés pri­vées ont bu­té sur un obs­tacle: l’ab­sence de li­ber­tés pu­bliques. Peu à peu les droits des femmes se sont élar­gis aux re­ven­di­ca­tions des droits de l’homme. C’est là que sur­vient la ré­vo­lu­tion de 2011.

Ré­vo­lu­tion qui a fi­ni par voir triom­pher les is­la­mistes…

Oui, l’ex­ten­sion de la dé­mo­cra­tie, dans des pays où le peuple est en­core pieux et conser­va­teur, a ou­vert la re­pré­sen­ta­tion po­li­tique à l’idéo­lo­gie re­li­gieuse. On s’y at­ten­dait. La ré­vo­lu­tion a di­ver­si­fié la de­mande po­li­tique à toute la «so­cié­té ci­vile». Mais la so­cié­té ci­vile n’est pas une pa­na­cée. Il n’y a pas de «so­cié­té ci­vile» na­tu­rel­le­ment bonne, ver­tueuse, éclai­rée. Elle est éga­le­ment dan­ge­reuse, sec­taire, obs­cu­ran­tiste. La so­cié­té est tout aus­si in­ci­vile que ci­vile. En quelques se­maines, on a vu une Ré­vo­lu­tion non re­li­gieuse être ré­cu­pé­rée par les cou­rants sa­la­fistes. Le voile a fait une per­cée ful­gu­rante dans la rue, l’ad­mi­nis­tra­tion, les bancs de l’As­sem­blée, les uni­ver­si­tés, les écoles, les plages. Un zèle théo­cra­tique a en­va­hi les quar­tiers, condam­nant de jeunes athées à la prison. Ami­na, la Fe­men tunisienne, a été ar­rê­tée pour avoir dé­nu­dé sa poi­trine sur Fa­ce­book. Son geste a eu le mé­rite de mon­trer que l’op­pres­sion ne se ter­mi­nait pas avec la ré­vo­lu­tion.

Comment avez-vous res­sen­ti ce re­tour du voile ?

Dans mon livre Is­lam Pride, écrit avant la ré­vo­lu­tion, j’ex­pli­quais ma si­dé­ra­tion de­vant le re­tour d’une ser­vi­tude que je croyais abo­lie. J’étais ébran­lée. Mon re­jet était violent. Trop pour que je ne m’in­ter­roge pas. J’ai vou­lu faire un tra­vail sur ma peur. Je me suis rap­pe­lé l’hu­ma­nisme de Mon­taigne : «Cha­cun ap­pelle bar­ba­rie ce qui n’est pas de son usage.» J’ai évi­té d’ap­pe­ler «bar­bare» le voile, mais au fond de moi, mon émo­tion est la même, co­lère et pi­tié mê­lées. Le voile dé­truit l’uni­ver­sel fé­mi­nin. Dé­sor­mais le monde fé­mi­nin se sé­pare entre les voi­lées et les autres. Cette ini­mi­tié tranche avec la so­li­da­ri­té his­to­rique des femmes. En écri­vant, j’ai vou­lu sur­mon­ter cette bar­rière, cette béance qui ouvre la « guerre ci­vile » entre les femmes. Mais je ne me sou­mets pas non plus à sa fa­ta­li­té. Je dis qu’un jour elles se dé­voi­le­ront, mais pas par la force. Le dis­cours de la laï­ci­té n’est plus ef­fi­cace face au voile, car ce sont les li­ber­tés de conscience ins­tau­rées par la laï­ci­té qui le per­mettent.

« Elles sont les suf­fra­gettes du voile », écri­vez-vous. Pour vous, loin d’être un ar­chaïsme, le voile se­rait donc un pro­duit de la mo­der­ni­té ?

Oui, le voile n’est pas un acte de pure sou­mis­sion, mais d’af­fir­ma­tion de soi, ul­tra-in­di­vi­dua­liste, le «droit des in­di­vi­dus à être eux-mêmes», quelle que soit l’ab­sur­di­té de leur conduite. S’il n’était qu’un symp­tôme de do­mi­na­tion an­cien, il se­rait plus fa­cile à com­battre. Mais c’est un sym­bole re­ven­di­qué et non su­bi, à la fois re­belle et mi­mé­tique, comme un phé­no­mène de mode, ex­cen­trique et gré­gaire, une fa­çon in­time et spec­ta­cu­laire de s’ap­pro­prier son époque. C’est le cos­tume pu­ri­tain d’un autre fé­mi­nisme, qui ex­hibe ses pré­di­lec­tions in­times, sexuelles ou mys­tiques. C’est un « co­min­gout » re­li­gieux, un « is­lam pride ». En m’in­té­res­sant à ces filles der­rière leur voile, j’y dé­cèle aus­si une grande peur du monde ex­té­rieur, de la pres­sion au tra­vail, de la ru­desse de la concur­rence, de la so­li­tude mo­rale, de la dis­pa­ri­tion de la fa­mille. On ne peut iso­ler le voile de l’échec des idéo­lo­gies pro­gres­sistes. Il est l’ex­pres­sion la plus vi­sible d’une faillite du monde mu­sul­man dans l’ac­com­plis­se­ment po­li­tique et mo­ral de soi. C’est un qui dit quelque chose sur l’im­puis­sance des États mo­dernes face aux nou­veaux maux en­gen­drés par la mo­der­ni­té, aux nou­veaux déses­poirs liés à la mi­sère sexuelle, la fin du foyer pro­tec­teur, le cé­li­bat for­cé, l’échec amou­reux, les fa­milles mo­no­pa­ren­tales, les en­fants à moi­tié or­phe­lins, la des­truc­tion des liens hu­mains, la toxi­co­ma­nie, le culte de la per­for­mance, le stress de l’en­tre­prise, etc. Les dé­mo­cra­ties voient re­naître une quête de res­tau­ra­tion, la sanc­ti­fi­ca­tion de la fa­mille comme va­leur re­fuge. Voi­là ce que dit ce dé­sir «d’is­lam» dans les so­cié­tés avan­cées. La re­li­gion fo­ca­lise en elle tous ces manques.

Vous écri­vez aus­si que « le voile est une cendre noire je­tée sur la lu­mière de la tra­di­tion », y a-t-il une ver­tu de la tra­di­tion ?

La tra­di­tion n’est pas seule­ment obs­cu­ran­tisme. Elle est à dis­tin­guer de la re­li­gion. C’est aus­si une nar­ra­tion pleine de ci­vi­li­té, de dou­ceur, de dé­li­ca­tesse, de sou­ci de l’autre, aux­quels le temps mo­derne ne fait plus place. Mal­gré sa grande pa­ci­fi­ca­tion des guerres in­tes­tines san­glantes, la dé­mo­cra­tie a échoué à créer un hu­ma­nisme entre l’an­cien et le nou­veau, elle a dé­truit les an­tiques usages de ci­vi­li­té, sé­di­men­tés par des siècles de trans­mis­sion. La gra­tui­té, l’élan hu­main, la spon­ta­néi­té, le sen­ti­ment, la grâce de la re­la­tion sont rem­pla­cés par un ju­ri­disme im­per­son­nel qui ré­gle­mente toutes nos conduites, dans une so­cié­té de moins en moins cha­leu­reuse. Le «com­mu­nau­ta­risme» n’est pas communautaire, c’est une ré­ac­tion à l’ex­cès in­di­vi­dua­liste, un re­jet de la so­li­tude ab­so­lue. L’is­lam, no­tam­ment pour ces jeunes filles, est peu­t-être un moyen de re­créer du lien. La sou­mis­sion qu’il offre est une las­si­tude de la li­ber­té. L’obs­cu­ran­tisme est fixa­tion sur l’ori­gine, mais la tra­di­tion est une es­thé­tique dé­les­tée de l’uni­for­mi­té re­li­gieuse. L’obs­cu­ran­tisme fait croire à un âge d’or qui n’a ja­mais exis­té, une uto­pie de pu­re­té, qu’on veut res­tau­rer par des moyens cy­niques et in­hu­mains. On trans­forme la tra­di­tion en monstre. En fait, l’idéo­lo­gie re­li­gieuse qu’on l’ap­pelle sa­la­fisme ou is­la­misme déshu­ma­nise plus ra­pi­de­ment la tra­di­tion que toutes les trans­gres­sions du monde mo­derne.

Comment ju­gez-vous la lé­gis­la­tion de la France sur le voile ?

Le pro­blème est le sui­vant : je per­drais ma di­gni­té si on me for­çait à mettre un mou­choir sur la tête, et la fille voi­lée croi­rait perdre la sienne si on la for­çait à l’en­le­ver. Au­cune ne peut obli­ger l’autre à faire ce qu’elle ré­prouve. La di­gni­té est le sen­ti­ment le plus se­cret, le plus pro­fond du cœur hu­main. Donc je pré­fère rai­son­ner en termes d’ef­fi­ca­ci­té plu­tôt que de prin­cipes. Une lé­gis­la­tion qui in­ter­di­rait com­plè­te­ment le voile peut être jus­ti­fiée au re­gard de la lutte his­to­rique d’éman­ci­pa­tion des femmes, mais elle n’est pas ef­fi­cace : elle manque son but, voire même est contre-pro­duc­tive. Bien sûr, je pré­fé­re­rais ne pas voir de filles en bur­qa ou bur­ki­ni, ce­la me ré­volte, me heurte, me bou­le­verse, mais je ne crois pas que l’in­ter­dic­tion soit la bonne so­lu­tion. Si on in­ter­dit le bur­ki­ni sur les plages, on risque de dé­mul­ti­plier le voile dans les ban­lieues, en signe de ré­ac­tion. En re­vanche, je suis ab­so­lu­ment pour la loi qui in­ter­dit le voile à l’école, car ce sont des mi­neures, qu’il faut sous­traire au dik­tat de l’em­bri­ga­de­ment des fa­milles ou du quar­tier. Voi­ler une pe­tite fille est une pra­tique at­ten­ta­toire à l’en­fance. L’État doit la pro­té­ger par tous les moyens, c’est in­dis­cu­table.

Beau­coup d’as­so­cia­tions dé­noncent dans l’op­po­si­tion au voile une forme d’is­la­mo­pho­bie. Que pen­sez-vous de cette no­tion ?

Il faut pou­voir cri­ti­quer l’is­lam sans su­bir cet ana­thème. L’is­la­mo­pho­bie s’est dé­ve­lop­pée à la suite de meurtres de masse com­mis au nom de l’is­lam. On a le droit d’avoir peur de conduites cri­mi­nelles se re­ven­di­quant d’une re­li­gion, de s’épou­van­ter de son mes­sage. C’est une an­goisse sal­va­trice. Mais il faut sa­voir aus­si que la so­cié­té mu­sul­mane a un vi­sage de dou­ceur que ne connaît plus le monde mo­derne. En Tu­ni­sie, les ha­bi­tudes de vie, les cé­ré­mo­nies so­ciales sont em­preintes du vieil es­prit de la ci­té mé­dié­vale, d’un is­lam pro­fane fait de gestes, de po­li­tesse, d’ur­ba­ni­té, de res­pect des vieux et d’amour des en­fants, de liens, du goût des autres, in­dé­pen­dam­ment du dogme re­li­gieux. Toute la ques­tion est de sa­voir si cette tra­di­tion se­ra plus forte, plus ré­sis­tante, su­pé­rieure à l’em­pire idéo­lo­gique de sa des­truc­tion.

« Jus­qu’à l’émer­gence de l’is­lam po­li­tique ac­tif, on ne se po­sait pas la ques­tion de la nu­di­té. Si on nous avait dit qu’un jour ce se­rait un com­bat d’al­ler se bai­gner en bi­ki­ni, » on se se­rait es­claf­fées

Y a-t-il se­lon vous un pro­blème au fond de l’is­lam qui sé­crète la ma­la­die de l’is­la­misme ?

Les plus éru­dits des is­la­mo­logues se sont cas­sé les dents sur cette ques­tion. On ne peut es­sen­tia­li­ser une re­li­gion puisque toutes ont eu leur part d’atro­ci­tés dans l’his­toire. On peut sim­ple­ment ten­ter d’ana­ly­ser le dé­ca­lage tem­po­rel entre la psy­ché des peuples mu­sul­mans et celle des peuples oc­ci­den­taux sor­tis de la re­li­gion. Le rap­port des temps, an­ciens et nou­veaux, n’a pas trou­vé sa cor­res­pon­dance. Une par­tie de la po­pu­la­tion vit en­core dans une so­cié­té où la mort de Dieu est un non-sens, où la croyance se nour­rit de l’ima­gi­naire en­fan­tin du pa­ra­dis et de l’en­fer. Le tra­vail phi­lo­so­phique du doute ne s’y est pas ac­com­pli. En vou­lant ac­cé­lé­rer ce pro­ces­sus, on pro­voque une grande vio­lence. Il y a un ana­chro­nisme de la conscience is­la­mique par rap­port à la conscience mo­derne. Est-ce que ce­la vient de l’in­ca­pa­ci­té de l’is­lam à s’adap­ter à la mo­der­ni­té, ou de la mo­der­ni­té à ne plus sa­voir ac­cueillir avec culture et in­tel­li­gence les fi­gures de l’an­cien ? Ou des deux ?

Comment ju­gez-vous la si­tua­tion po­li­tique en Tu­ni­sie ?

La Tu­ni­sie a fait une per­cée ma­jeure dans la consti­tu­tion d’un État qui ne se­ra plus ja­mais la proie de l’is­la­misme ra­di­cal. Le pro­ces­sus est ir­ré­ver­sible, c’est comme la Ré­vo­lu­tion fran­çaise. Avec cette dif­fé­rence que le choix du com­pro­mis, c’es­tà-dire ce­lui de n’avoir pas éra­di­qué par la force le suc­cès po­li­tique des is­la­mistes, de ne pas avoir adop­té un dis­cours vio­lem­ment an­ti­re­li­gieux comme l’a fait le pre­mier na­tio­na­lisme d’État, a été ju­di­cieux. La sa­gesse a pré­va­lu sur l’idéo­lo­gie dans les deux camps. En Tu­ni­sie, les is­la­mistes ont eu le pou­voir pen­dant trois ans, par les urnes, et leur échec gou­ver­ne­men­tal les a dis­qua­li­fiés. Le peuple a dé­cou­vert que la re­li­gion ne suf­fi­sait pas à ré­soudre les pro­blèmes quo­ti­diens des gens. Les is­la­mistes ont com­pris que les Tu­ni­siens ai­maient trop la vie, le monde, l’es­prit du temps, que leur his­toire les avait nour­ris d’une forme d’épi­cu­risme et de li­ber­té qui ne se sou­met­trait ja­mais à l’op­pres­sion de la bê­tise fa­na­tique. Cet es­prit d’avant-garde vient de s’illus­trer par l’an­nonce du pré­sident Béji Caïd Es­seb­si d’une ré­forme du droit suc­ces­so­ral, afin d’abo­lir l’in­éga­li­té entre gar­çons et filles en ma­tière d’hé­ri­tage. C’est un nou­veau 13 août ré­vo­lu­tion­naire, comme en 1956 !"

 LE FIGARO    PRESS READER

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