Natacha Polony, devant le tribunal correctionnel 

Le 03/10/2020 à 08:46 par la rédaction

 

J'avais envie de parler de ce cas de figure, bon j'avoue, elle me crispe et pas depuis qu'elle écrit dans le journal Marianne.

Je vous cite donc cet article qui explique bien la situation et qui appelle à commentaires.

 

"Natacha Polony sera jugée devant le tribunal correctionnel de Paris pour des propos controversés tenus en 2018. « C’est violent », a réagi l’ancienne chroniqueuse de Laurent Ruquier.

Laurent Ruquier l’avait recrutée dans On n’est pas couché pour sa liberté de parole. C’est justement pour des propos controversés que l’ancienne chroniqueuse de l’émission de France 2 va devoir faire face à la justice.

Selon l’AFP qui confirme ce vendredi 18 décembre une information de Jeune Afrique, la journaliste sera jugée devant le tribunal correctionnel de Paris pour contestation du génocide au Rwanda.

D’après l’Organisation des Nations unies, près de 800 000 personnes, principalement dans la minorité Tutsi, ont été tuées en trois mois en 1994. Dans une émission de France Inter, le 18 mars 2018, la directrice de la rédaction de Marianne avait choqué. Il était, selon elle, « nécessaire de regarder en face ce qui s’est passé à ce moment-là ».

« On est typiquement dans le genre de cas où on avait des salauds face à d’autres salauds (…). C’est-à-dire que je pense qu’il n’y avait pas d’un côté les gentils et de l’autre les méchants dans cette histoire », avait-elle déclaré sur la radio publique, un peu plus d’un an après l’entrée en vigueur de la « loi sur la liberté de la presse [qui] punit le fait de nier, de minorer ou de banaliser de façon outrancière tous les génocides reconnus », rappelle Le Monde. Le 27 juillet 2018, une plainte avait été déposée avec constitution de partie civile. Plus de deux ans après, dans une ordonnance du 11 décembre 2020, un juge d’instruction a, contre l’avis du parquet, renvoyé en procès Natacha Polony pour « contestation de l’existence de crime contre l’humanité ».

« C’est violent »

Cette décision judiciaire affecte particulièrement la principale intéressée. « C’est violent, ce n’est pas une accusation anodine », a réagi auprès de l’AFP celle qui regrette de ne pas avoir été écoutée jusqu’au bout. Elle affirme ne nier en rien le génocide rwandais. « Si vous écoutez l’émission, vous voyez que, trois phrases plus loin, je dis : ‘Mais bien sûr qu’il y a eu un génocide’. Bien sûr qu’il y a eu génocide, je ne parlais pas des populations, il était question des responsabilités des dirigeants », se défend la journaliste qui avait déjà eu rendez-vous avec les tribunaux, mais pour défendre sa cause après son licenciement d’Europe 1. La radio avait été condamnée à lui verser près de 400 000 euros de dommages et intérêts."

Article écrit en collaboration avec 6Medias © Jonathan Rebboah / Panoramic / Bestimage

Comme bien souvent, elle, comme d'autres journalistes, manient le verbe et se laissent embarquer dans sensationnel. Ils ne sont, hélas, spécialistes en rien, par contre leur célébrité leur confère le droit de parler sans savoir exactement. Nombreux sont ceux qui nous parlent du Rwanda et n'y connaissent rien. Est-ce que sont eux qui ont eu à fuir sous les coups de machettes ?

Pourquoi minorer les actions génocidaires ainsi ?

Ce sont des abus de langages qui une fois passés donnent une sorte de notoriété à la personne qui les a diffusés.

Nous avons parlé du Rwanda et nous allons en reparler, encore. Avec le livre de Lydia Ininahazwe-Sentamo et son livre...

Et puis voir poser Polony avec Onfray, je suis effrayée, et les écouter révulsée !

Geneviève