Pierre-Paul Battesti

Des informations complémentaires ici : 

https://www.sante-sur-le-net.com/avancee-capitale-contre-maladie-alzheimer/

Un médicament contre le rejet des greffes pour freiner la maladie

Des chercheurs américains ont découvert qu’une catégorie de médicament anti-rejet, utilisés pour les greffes d’organes pourraient ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer ; du moins dans les 1er phases.

Le début de la maladie d’Alzheimer est caractérisé par l’accumulation d’une protéine : la calcineurine dans le cerveau et par la détérioration des connexions neuronales. Ces médicaments, pris à petite doses, bloqueraient la calcineurine et réduiraient les risques de développer la maladie d’Alzheimer, sans impacter le système immunitaire. Des essais cliniques devront néanmoins confirmer leur efficacité.

De l’étude de l’orientation vers une piste de recherche

Des chercheurs du centre allemand pour les maladies neurodégénératives ont étudié les neurones spécialisés dans l’orientation dans l’espace : les cellules de grille. Ils ont découvert que ces neurones étaient beaucoup moins actifs chez nos aînés.

Cette découverte pourrait être utilisée pour concevoir des traitements pour lutter contre le déclin cognitif car ces troubles de la navigation dans l’espace sont un des premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer.

Un sommeil perturbé augmenterait le risque d’Alzheimer

Une unité de recherche américaine et hollandaise, formée de gérontologues et neurologues ont étudié les effets du sommeil sur le cerveau et ont découvert que chez les personnes atteint de troubles du sommeil durables le cerveau accumulait deux protéines à risques dans le développement de la maladie d’Alzheimer : les béta-amyloïdes et la protéine Tau.

L’accumulation de ces protéines dans le cerveau provoque des atrophies et la mort des tissus cérébraux sans qu’il ne soit possible d’en inverser les effets.

Les chercheurs ne savent pour l’instant pas si le rétablissement d’une routine plus saine de sommeil pourrait réduire le risque d’Alzheimer et rappellent que dans tous les cas, un sommeil de qualité est nécessaire pour la régénération du cerveau et le bon traitement des informations.

Un facteur génétique identifié

Au Pays-Bas, une équipe de chercheurs a mis en évidence un gène dont les variations pourraient expliquer le développement ou non de la maladie d’Alzheimer : le gène APOE.

Ce gène a 3 variations :

  • Un allèle protecteur

  • Un allèle neutre

  • Un allèle à risque

Selon des études précédentes, les porteurs de la version à risque d’APOE ont un risque de développer Alzheimer autour de 50% à partir de 85 ans. Ceux qui ne sont pas porteurs de cette version n’auraient un risque que de 10%.

Selon le gène présent chez un individu, l’âge d’apparition de la maladie d’Alzheimer pourrait différer de 18 à 29 ans et de 18 à 23 ans pour l’apparition de la démence. Cela laisse une piste de recherche très précise pour le diagnostic de la maladie d’Alzheimer.

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