En Corse, l’étude qui veut assurer que l’autonomie rend plus heureux...

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Réalité ou enfumage que ce travail ? Dépend-il de nous d'être heureux ?

Notre bonheur est-il lié au bonheur des autres ?

Quels sont les chemins qui mènent au bonheur ? 

Pourquoi ce travail ?

Les échanges avec monsieur Darmanin sont semble-t-il à l'origine de ce travail demandé à 2 jeunes étudiants de l'université de Dauphine. 

Pourquoi une réponse universitaire à une question qui pour nous, peuple, est plus philosophique qu'économique. Peut-être parce que notre présidente est conditionnée par sa formation d'économiste. Auquel cas il faudrait savoir si un encadrement juridique et économique basé sur une collectivité de Corse surpuissante peut être une source de bien être pour un Peuple qui ne cesse de clamer son indépendance ?

Les corses souhaitent-ils plus de "collectivisme" ?

Il faudrait déjà savoir si être heureux est une notion spirituelle ou matérielle. Là, il est clair que c'est matériel. Notre société insulaire est-elle basiquement matérialiste ? Il est sûr que de voir le déplacement de nos zones rurales vers les 2 grands centres urbains de Bastia et d'Ajaccio semble être une réponse, mais les migrations de ces pseudos citadins qui regagnent leurs villages pour les week-ends ou pour les congés, n'est-elle pas une autre réponse que la froideur d'une étude markéting économicopolitique ?

Etant philosophe, voici la question que je me pose : qu'est-ce qui me rend heureux, est-ce l'autonomie ?

C’est un document qui entend mener sa révolution de chiffres pour devenir une arme de communication. Un rapport établissant les effets de l’autonomie fiscale et politique sur les performances économiques, les indicateurs sociaux et environnementaux de bien-être.

Ces quarante-cinq pages d’une étude commandée par la présidence de l’Assemblée de Corse, réalisée par le cabinet Kyrn’Economics, que Le Monde a pu consulter, analyser et compiler cinquante-trois travaux de recherche universitaire dans quatre-vingts pays ayant expérimenté la décentralisation au sein de l’Union européenne comme les régions espagnoles, italiennes et, au-delà, dans des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ou émergents.

Cette contribution intervient alors qu’un cycle de discussions, entre le ministère de l’intérieur et la Corse, pouvant déboucher sur une évolution institutionnelle, vient de s’ouvrir, le 21 juillet, cinq ans après le pacte girondin promis par le candidat Emmanuel Macron, en 2017, et quatre mois après les émeutes liés à l’agression mortelle d’Yvan Colonna en détention.

« En changeant la focale, nous voulons sortir de la posture politique qui consiste à agiter le fétiche de l’autonomie sans contenu économique et social, à dire qu’elle ne remplit pas le frigo »assure Marie-Antoinette Maupertuis, la présidente de l’Assemblée de Corse qui présente le texte.

« Nourrir les débats »

Le levier de cette étude est d’abord théorique. « Les politiques de développement qui sont sensibles aux besoins régionaux ou locaux particuliers en matière d’infrastructure et même de capital humain sont susceptibles d’être plus efficaces pour promouvoir la croissance économique, que des politiques centralisées qui ignorent largement ces différences géographiques »indique le rapport en citant abondamment Essai sur le fédéralisme fiscal (1999), de l’économiste américain Wallace E. Oates, théoricien de la décentralisation optimale. M. Wallace affirme entre autres que la gestion des services publics est moins onéreuse et produit des effets sur la croissance quand elle n’est pas sous la férule d’un pouvoir central mais sous l’autorité des gouvernements locaux. Concrètement, la création en Espagne de communautés autonomes, qui a commencé dès 1978, illustre « une relation positive entre la croissance et la décentralisation ».

« Il ne s’agit pas d’emprunter ce qui s’est fait ailleurs, mais de nourrir le débat et ensuite de l’adapter, éventuellement » précise Mme Maupertuis.

L’une des revendications de la majorité nationaliste est l’avènement d’un statut fiscal dérogatoire, une mesure censée s’asseoir « l’autonomie de plein droit et de plein exercice », voulue par Gilles Simeoni, le président du conseil exécutif de Corse.

Le bonheur a son histoire. Longtemps jugé aléatoire parce que dépendant de la bonne fortune (ce que signifie son sens étymologique : « bon heur »), il est devenu un droit avec les révolutions du XVIIIe siècle (au point d’être inscrit dans la Constitution américaine) et finalement presque un devoir, comme certains adeptes du développement personnel voudraient nous le faire croire. Mais peut-on imaginer qu’être heureux puisse, désormais, ne relever que d’une affaire de décision personnelle ? 

Aristote, Descartes et Alain nous montrent qu’entre décider d’être heureux et l’être vraiment, le chemin à suivre est plus long qu’on ne pense…