Patricia Citaire


Vit à Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Journaliste, graphiste, formatrice.

 

Autre chronique :

 

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Violences policières, Basta !

 

Les violences policières, de plus en plus nombreuses et choquantes, sortent des banlieues et s'exposent dans les centre-villes. Des images, des témoignages circulent sur internet. Et dans mes conversations.

 

Elles touchent des gens de tous âges, les militants comme les autres.

Et même des collégiens de 6e et de 3e ou une vieille dame ! Un jeune

homme, Romain, est à l'hôpital, grièvement blessé.

 

Cette violence est la partie extrême d'une pression que les forces de

l'ordre exercent sur ceux qui revendiquent. En prenant, par exemple,

le sérum physiologique dans les sacs des manifestants à la sortie du

métro avant qu'ils défilent. Et en abusant ensuite des gaz lacrymogè-

nes. Une façon de dire aux plus pacifistes de rester chez eux.

 

Les lycéens subissent cette pression depuis le début du mouvement.

Comme à Bergson ou à Voltaire aujourd'hui, les manifestations lycéen-

nes d'hier et avant-hier allaient de pair avec les blocus des établisse-

ments. Quand on a 15 ans, c'est souvent une première prise de cons-

cience, tout un monde qui s'ouvre.

 

Cette année, les forces de l'ordre ont veillé à mettre de l'ordre dans ces jeunes têtes forcément rebelles: insultes et coup de poing. Des parents ont porté plainte et la FCPE a publié plusieurs communiqués. Les profs de Voltaire ont publiquement regretté le saccage de leur travail éducatif par le comportement de la police.

 

Ces adolescents sont soutenus par leurs parents, ainsi que leurs profs, et leurs histoires relayées par les médias. Ceux qui me racontaient, il y a quelques années, que dans leur ville du 94, ils étaient sans cesse contrôlés, les parties génitales systématiquement palpées, n'avaient pas la même visibilité.

 

                                   Aujourd'hui, l'un des slogans des manifestations lycéennes est "Tout le monde déteste la police".

"                                  Les flic, ils veulent juste nous victimiser. Quand un flic se fait tabasser, on se sent en sécurité parce qu'au moins, on                                      sait qu'on peut se défendre, m'a dit hier un lycéen de seconde. Mes copains pensent comme moi, les filles, c'est                                          pire."

                                   L'une d'elle s'est pris un bon coup de matraque sur le crâne. Son copain, en seconde aussi, à Paris ajoute: "Ce qui                                        est bien, c'est de jeter des bombes de tag. Quand il y a de la peinture sur le bouclier, ils le jettent parce qu'ils ne                                           voient plus rien ! Ils ne sont plus protégés. J'ai aussi des potes qui dessinent des bites sur leurs boucliers."

 

                                                                                                      Mais que fait la police ?

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