Bibliothèque patrimoniale d'Ajaccio,

 

 

Chères amies et chers amis...
voilà la Corse c'est fini pour moi. Dix ans de ma vie sur la terre de ma famille les Alfonsi.

Vous connaissez une partie des raisons de mon départ relayées par certains médias. Il s'avère qu'une fois de plus je découvre que l'on me diffame en prétendant que j'ai trouvé la première excuse pour partir, parce que je voulais partir depuis longtemps. Ceci est faux, totalement faux.

 

Je vais donc expliquer ici, pourquoi en Janvier dernier, l'arrêt forcé ordonné par l'un des adjoints au Maire à la demande du metteur en scène François Orsoni, de la gestion du chauffage de la salle Patrimoniale n'a pas été l'événement unique qui m'a fait partir sur un coup de tête, mais bien la goutte d'eau qui a fait déborder le vase qui se remplissait depuis 5 ans. Je n'ai plus rien à perdre, j'ai tout perdu sauf ma dignité et mon besoin de redresser la vérité.

 

Je tiens à alerter les esprits méchants que vous pouvez faire une capture d'écran si cela vous chante tous les éléments et faits que je vais citer, des documents écrits, vidéos et photos, témoins directs, sont fait pour servir de preuve à l'appui.

Par conséquent je n'invente rien pour me dédouaner, car je sais qu'il n'y aura plus personne pour me défendre mais beaucoup pour me diffamer. Dans ce travail j'ai mis ma santé physique en jeu, mon moral aussi à travailler comme une bête pour sauver la Bibliothèque Patrimoniale, parce que bêtement et naïvement je pensais que cela comptait pour la municipalité pour son prestige à travers le monde, pour le rayonnement intelligent de la Corse et que cela valait bien le fait de pousser mes limites aux maximum pour un résultat brillant et qu'en tant que professionnelle je donne toujours mon maximum.

 

J'ai découvert deux choses ces derniers temps deux informations qui illustrent bien à quel point je luttais contre des moulins à vent et combien j'étais bien peu considérée et écoutée par ma hiérarchie.

- Premièrement à peine la nouvelle de mon départ forcé, (car je n'ai pas eu d'autres choix), annoncé, le budget annuel que j'ai réussi à obtenir de haute lutte pour l'entretien de la Patrimoniale et qui équivalait à la moitié du financement d'une exposition temporaire du Musée Fesch, a été retiré.

Il m'a fallut 5 ans pour obtenir une sanctuarisation de la ligne budgétaire de la salle patrimoniale qui à mon arrivée n'existait pas et qui m'était refusée chaque année sous des prétextes divers et variés malgré mes trouvailles, malgré mon travail acharné, et aujourd'hui de nouveau plus rien.

- Deuxièmement, il m'a été souvent reproché mes soi-disant exagérations d'évaluation des risques d'incendie de la salle Patrimoniale, quand je disais qu'il ne fallait plus y faire de spectacles et attendre les travaux pour créer une nouvelle politique d'exploitation, on me demandait de me taire et de cesser de noircir la situation.

Il s'avère qu'un agent municipal m'a avoué qu'il y a quelques années au cours d'un spectacle, la surcharge électrique des spots et du dispositif sonore avait créé une surchauffe et que le feu avait pris sous le plancher de la salle Patrimoniale.

 

Voici pour les derniers faits, voici maintenant ce que j'ai subi personnellement et professionnellement pendant 5 ans ainsi peut-être  comprendrez- vous pourquoi en Janvier dernier, écœurée, épuisée, déclarée en burn out par mon médecin j'ai décidé de claquer la porte.

 

Tout d'abord, j'ai été chargée de mission pendant 4 ans et à mi-temps même si j'ai fait du plein temps parce que la somme de travail pour redresser la situation était énorme et ne pouvait attendre.

J'ai passé ma première année à trier, ranger et nettoyer la réserve où se trouvait mélangés le fonds de la médiathèque Sampiero et le fonds ancien rare et précieux de la bibliothèque Patrimoniale. Ceci est une aberration dans le domaine de la conservation, tous conservateur qui se respecte et qui est professionnel sait que c'est interdit. Les livres aussi peuvent se refiler des maladies et détruire les plus fragiles. Il s'y trouvait des meubles entassés, des poubelles, des sacs de décorations de Noël, et les ouvrages étaient souvent posé en vrac n'importe comment s'autodétruisant ainsi. 

J'ai lors du mois d'Août 2017 dû nettoyer 200 m2 d'étagères, seule, avec du papier toilette parce qu'il n'y avait pas d'argent pour me payer de l'essuie-tout et de l'alcool à 70°c. Le lieu était d'une crasse infâme  (j'ai les photos pour le prouver). Je trouvais aussi des  tas de mégots de cigarettes derrière les étagères en bois de la réserve et certains posés sur les étagères sur un vieux bloc note à côté des livres. (j'ai aussi les photos).

Dans ma fonction j'étais seule, à part moi personne  dans le réseau médiathèque n'avait reçu de formation pour du fonds ancien. Tous sont formés pour de l'administratif et gestion de médiathèque contemporaine, ce qui n'a rien à voir avec la gestion et l'entretien d'une Patrimoniale.

Je devais donc refaire tous les formulaires de prêts, de consultation, créer une mission de restauration des reliures anciennes, créer un atelier de restauration, parce pendant 4 ans il n'y avait pas de local dédié à la restauration des ouvrages et que le restaurateur à dû pendant deux ans laver les pages des ouvrages ( en restauration de livres on lave dans un bain d'eau tiède certaines pages) dans les toilettes public de la médiathèque Sampiero au milieu des odeurs d'urine et de merde dans des conditions techniques hallucinantes.(vidéo)

J'ai pour équiper un atelier de restauration de base et avancer dans mon travail afin de n'être pas payée à rien faire, déboursé de ma poche en totalité environ 2000 euros de matériel, jamais remboursé, d'ailleurs c'était peine perdue de le demander. J'ai mis en place le projet des travaux de mise en sécurité de la réserve puis la création d'une ultra réserve, j'ai créer le plan scientifico-culturel d'exploitation de la Patrimoniale, créer le projet de pôle de numérisation sur place, gérer (seule) la consultation des ouvrages sur place ou via mail, fait le montage et démontage des mobiliers plus ou moins lourds, monter les listes de matériels spécialisés, gérer les prêts aux musées, fait les recherches de financement extérieurs ( Loto du Patrimoine), les fournisseurs, fait les visites officiels ou officieuses même les weekend et les soirées (sans obligation mais me sentant obligée de le faire puisque personne ne connait les ouvrages anciens et leur valeur historique ou pécuniaire dans le réseau Médiathèque dans laquelle est noyée la Patrimoniale). Trouvé les machines pour créer un pôle numérisation en interne. Dépanner mes collègues avec leur nombreux problèmes de matériel informatique, ou de bricolage, fait des décors pour les ateliers et la médiathèque Sampiero (hors temps de travail et sans demande de la moindre rémunération supplémentaire) pour aider mes collègues, monter et démonter des mobiliers pour mes collègues, fait la formation pour la manipulation des ouvrages anciens  d'une personne du personnel interne ( à sa demande) , et de professionnels hors les murs (B.U de Corte.). Gestion une fois par semaine ( sans mon accord, imposé par ma direction) d'une association d'amateurs de livres anciens (des gens formidables, heureusement). Montage financier, montage des expositions, devis, réécriture du plan de sécurité et d'évacuation des ouvrages anciens (un grand merci à Linda Piazza pour son aide), création et mise en place du projet des travaux de restauration de la salle Patrimoniale pour obtenir le Loto du Patrimoine avec l'aide bénévole de deux amis architectes pendant que tous le personnel, direction comprise était en vacance de Noël. Expertise des livres, recollement, inventaire, recherches, mise en valeur de la Patrimoniale à travers les découvertes et médiatisation du lieu et du fonds pour faire prendre conscience de sa valeur et trouver des partenaires financiers. Représentation de la Bibliothèque Patrimoniale à des événements culturels spécialisé dans l'histoire ou la conservation. Je faisais aussi le ménage dans la salle Patrimoniale pour toutes les visites officielles et de façon récurrente dans la réserve et l'atelier.

 

Voici une liste non exhaustive de tout ce que j'avais à faire....une seule personne pour faire tout cela....

En Janvier dernier j'ai été finalement engagée en CDD de trois ans pas titularisée, contractuelle, et les ennuis avec ma direction ont commencé. Abus de pouvoir (exiger de me faire déplacer 20 cm plus loin un ouvrage, avec crise de colère autoritaire pour me soumettre à cet ordre idiot) , dénonciation  parce que après avoir travaillé deux semaines d'affilés ( avec des heures supplémentaires le soir) et week end compris, j'avais pris un lundi et un mardi non déclarés de suite à la DRH pour me reposer,   ce qui m'a valut une convocation et une engueulade chez notre DGA(une personne malgré tout bienveillante avec moi mais crispée sur la hiérarchie fonctionnaire jusqu'à laisser faire des actes injustes). Autre engueulade et réprimande verbale de ma direction parce que j'avais rencontré les Présidents de la CDC à l'inauguration du centre de restauration de Calvi  et que naturellement j'avais parlé à Monsieur Gilles Simeoni ( nos deux pères se connaissaient ayant été tous les deux dans la cave à Aléria, mon père était alors journaliste à RTL et couvrait l'événement) de l'état d'abandon de la bibliothèque je lui demandais si la CDC pouvait peut-être me soutenir et m'aider dans son sauvetage et l'invitait avec mon enthousiasme habituel à venir voir le lieu, ce que Monsieur Talamoni avait déjà fait. Informant ma hiérarchie de l'intérêt de la Présidence de la Corse pour mes découvertes et pour le lieu, je me suis faite remettre en place en disant que je n'avais pas à donner de rendez-vous à des responsables pour visiter la Patrimoniale sans en demander la permission à ma direction. La CDC donne des subventions pour la Culture de la ville d'Ajaccio, je ne voyais pas où était le mal de les remercier de leur intérêt en leur faisant faire une visite du lieu et des ouvrages rares, visite dont j'aurais par force informé ma hiérarchie. 

J'ai décroché un rendez-vous avec le responsable du département Patrimoine de la CDC, ma direction y a été sans moi, sans me prévenir, et n'a pas su dire les éléments essentiels puisqu'elle ne connaissait pas le dossier ni le domaine patrimoniale. Résultat j'ai dû retourner défendre la cause de la Patrimoniale auprès du responsable du département Patrimoine. 

J'ai été forcé de travailler avec un agent en salle Patrimoniale, qui n'a reçu aucune formation dans le secteur de la conservation des ouvrages et qui porte cependant sur sa fiche de poste " responsable fonds ancien", qui a participé à la destruction  et à la désorganisation des ouvrages anciens,  qui est un alcoolique avéré, qui ne se lave pratiquement pas et dont l'odeur putride remonte l'été jusque dans les étages de l'administration, une personne qui a tenté plusieurs fois de me faire peur insidieusement grâce à de petits "incidents" anodins. Cet homme a de plus été pris en flagrant délit de consultation de sites pornographiques( par la direction) et autres, sur son lieu de travail; il lui arrive régulièrement d'agresser verbalement les visiteurs, voir parfois de tenter de leur mettre la main dessus( l'adjointe à la direction de la bibliothèque à fait un courrier pour le dénoncer). Ne respecte aucunes des directives que j'avais dû remettre au goût du jour, comme les normes de prêt. Ainsi le registre d'acte de baptême original de l'Empereur ayant disparu de nos collection j'ai fait des pieds et des mains pour le retrouver, il était finalement au Musée Fesch, donné par cet homme de la main à la main dans un carton de déménagement sans permis ou contrat de sortie, ne laissant ainsi aucune trace du lieu où se trouvait l'ouvrage.

Pendant 5 ans j'ai demandé à ce que l'on retire ce personnage de l'accueil de la Patrimoniale, lettre morte. Sans arrêt on trouvait un prétexte pour me le remettre ou le garder sur place. La direction elle-même sur ce coup là a tenté de lutter mais rien n'y a fait aucune prise en compte de ma souffrance professionnelle( mais aussi celle de tous les agents de la bibliothèque) à devoir travailler avec ce personnage comme unique partenaire pour mon secteur.A la fin je ne pouvais même plus entrer en salle Patrimoniale tellement sa présence m'insupportait ainsi que son odeur putride.

En Septembre dernier, alors que je montais  (seule) des vitrines pour l'exposition des lettres de la famille impériale et que j'étais dans une galère noire, la ville m'a envoyé un agent municipal pour m'aider.Mais ce monsieur n'avait sensiblement pas envie de travailler, et arrivant les mains dans les poches sans outils, il se mis à râler de façon véhémente, puis il me réclama le tournevis que j'avais en main sous le prétexte qu'il n'arrivait pas à travailler avec ce que la direction lui avait trouvé, je le lui donnais finalement de mauvaise grâce puisque cela m'empêchait d'avancer de mon côté. Comme il continuait de vitupérer, je lui demandais de se calmer et de cesser ce ton énervé qui montait en pression. Comme il ne cessait pas, je lui disais de façon plus virulente de se calmer et de cesser ses propos limite menaçants.C'est alors qu'il se retourna d'un coup  et me balança le tournevis vers le visage, je l'évitais de justesse, et lui disais calmement que ceci ressemblait à une agression. Il se mit à avancer vers moi le poing serré, prêt à me frapper, je me relevais d'un coup lui demandant si maintenant il comptait me frapper, il allait joindre le geste à ma parole quand le graphiste de l'exposition qui était en salle s'interposa pour me sauver du coup qu'il allait porter.( Encore mille mercis à ce monsieur qui se reconnaîtra !).

C'était un Vendredi. Le Lundi tout le monde était au courant. Ma direction était témoin aussi de la scène, et la hiérarchie en fut informée, mais rien...pas un mot, pas une excuse demandée à l'agent. L'agent dit que je mentais ( alors que j'avais trois témoins visuels prêt à témoigner) et cela suffit à ma hiérarchie pour étouffer l'affaire. Sur le conseil d'amis travaillant à la Maison d'Arrêt (j'y ai travaillé comme enseignante en Art pendant 7 ans) j'ai été poser une main courante... autant boire un verre d'eau.

La personne n'a reçu aucun blâme, rien...

Après cinq ans ainsi, oui j'étais épuisée psychologiquement et physiquement, et je comprenais que l'on abusait de moi professionnellement.Je commençais à dire que je voulais partir espérant un sursaut de prise de conscience face à mes conditions de travail, mais rien...silence radio...toujours le même mépris, oubli, etc...

Je partais en vacances un mois à Noël ( j'avais beaucoup de jours de récupération à prendre), je revenais le 13 Janvier, finalement décidée à donner une nouvelle chance à mon travail, des personnes peuvent l'attester, et je tombe devant le fait accompli, ma direction sans me concerter, sur un domaine de compétence qui n'est pas le sien à pris une décision (sans me consulter) qui va à l'encontre de la loi de protection et de conservation d'un bâtiment historique classé intérieur et extérieur monument historique national et tombant ainsi sous le coup de la législation de l'Etat et du Ministère de la Culture.

Pendant trois jours sur ordre de l'adjoint au Maire à la demande de Monsieur Orsoni on fit couper le chauffage qui faisait trop de bruit à son goût et qui couvrait sa voix (ce monsieur ne connaît pas les micros). Je tente de joindre l'adjoint au Maire afin de trouver un moyen  d'engager un dialogue et de trouver une solution (mail officiel, sms), solution que j'avais, mais rien... lettre morte. Je dois me soumettre, point barre.

Alors en désespoir de cause, j'appelle l'inspection générale des Bibliothèques attachée au Ministère de la Culture, pour lui demander de l'aide. Je sais que couper une gestion atmosphérique d'un bâtiment historique contenant un fonds d'ouvrages anciens est strictement interdit. Le geste lui-même est strictement interdit par les lois de conservation, et d'autant plus en plein hiver avec un bâtiment se trouvant au bord de la mer. Ceci peut me coûter définitivement ma réputation de sérieux dans le milieu très exigeant de la conservation patrimoniale.

L'inspectrice me demande alors de faire un rapport de la situation qui serait envoyé en express au Ministère de la Culture et m'informe que depuis deux ans j'étais surveillée par leur organisme depuis que la direction en prenant ses fonctions deux ans auparavant avait déclaré qu'elle n'avait pas les compétences et que personne ne les avait sur place pour gérer une bibliothèque patrimoniale. Je dois dire que j'ai apprécié cette honnêteté de sa part, même si j'étais déjà sur place depuis trois ans. A mon humble avis elle a fait exactement ce qu'il fallait faire.

Je poursuis, comme je ne voulais pas prendre au dépourvu l'adjoint au Maire, et n'arrivant toujours pas à le joindre, je me déplaçais en désespoir de cause à la permanence pour tenter de le trouver et de lui indiquer ce qu'il m'avait forcé à faire. C'est ma façon d'être, j'assume mes actes.

Je n'eu pas le temps de lui parler bien sûr, mais sa réaction méprisante à mon encontre me fit comprendre que peu lui importait mes actes.

C'est là que j'ai décidé de partir. J'ai compris que je n'étais pas considérée pour ma fonction, que je n'étais qu'un pantin, une caution patrimoniale pour une partie de la municipalité, une petite agente de plus qui devait se soumettre à la hiérarchie et se taire.

Deux jours après je le croisais dans les rues d'Ajaccio en allant à mon travail tôt le matin, j'engageais la conversation en lui  présentant mes excuses de m'être présentée à la permanence et lui arguant son silence, il me coupa la parole, et sur un ton excédé, voir agressif, il me dit que de toutes façons on ne lui trouvait jamais de solutions à ses demandes dans cette bibliothèque, je lui répliquais qu'à moi il ne m'en avais jamais demandé aucune, puis il me coupait de nouveau pour me hurler dessus en me disant: "quand je donne un ordre on l'exécute !!!"

Je répliquais calmement que je ne vivais pas en autocratie mais en démocratie et qu'il ne devait plus s'inquiéter de tout cela puisque j'avais décidé de partir, il me hurla alors : "Eh ben tire-toi !!".

Je restais un instant interdite, puis partais, je me souvins que je devais l'informer de ma démarche auprès du Ministère de la Culture pour sa décision de faire couper le chauffage, je le rappelais de loin et le lui dis, il ne dit rien sur le moment, puis alors que je repartais il m'appela de façon véhémente trois fois, je me retournais et là il me dit : "y'aura des conséquences". Je compris qu'il me menaçait de représailles.

 

Voilà la vérité avec des faits précis. Evidemment cette dernière situation a été faite sans témoin, donc c'est sa parole contre la mienne. Mais les gens qui me connaissent le savent,je ne suis pas une menteuse, j'ai horreur de ça.

A la suite de cela j'ai informé Stéphane Bern de mon départ  et ses raisons il  c'est mis dans une colère noire, à informé le Ministre de la Culture (un monsieur formidable) et a appelé le Maire pour demander des explications. J'ai ensuite été reçue par Monsieur le Maire mais aucun argument n'allait dans la reconnaissance d'une erreur de la part de l'adjoint, rien... j'ai compris que l'on attendait que je parte sans bruit tel que je l'avais dit, et la bibliothèque retournerai à son oubli et sa déliquescence. Pour preuve le retrait du budget annuel dès l'annonce de mon départ.

Après une concertation avec Monsieur Bern et une personne des médias, nous avons convenu que je ferais une déclaration pour avertir le public de la non considération de la mission de conservation et de restauration de la Bibliothèque et des conditions de mon départ afin de marquer les esprits et de prévenir dans le futur un usage destructeur de la bibliothèque. Je ne suis personne, le bruit ne serait pas grand. La Mairie à pris mes déclarations pour une trahison et à fait un communiqué disant que ma réaction à la fermeture du chauffage de la salle était disproportionnée, tentant ainsi d'insinuer que j'étais une hystérique.

 

Voilà vous savez tout, ou presque, parce que j'en ai encore en réserve...

 

Je tiens à remercier Madame Guerrini qui m'a soutenu tout le long de ces années et qui est une femme formidable et que je trouve mal considérée et peu respectée dans son poste actuel.

Je remercie Stéphane Bern et sa formidable assistante pour leur soutien, La Fondation du Patrimoine et son délégué de Corse pour son soutien et son travail acharné pour m'aider à faire entrer la Patrimoniale dans le Loto du Patrimoine, j'ai déjà remercié mes amis des médias qui m'ont aidé et soutenus pour faire prendre conscience de l'intérêt de ce lieu et de ses collections exceptionnelles, je remercie Monsieur le Ministre de la Culture Franck Riester qui malgré mon insignifiance m'a montré du respect par rapport à mes compétences et de la considération dans mes difficultés professionnelles. Et finalement je remercie mes deux collègues de la médiathèque Sampiero qui sont les seules à m'avoir soutenue à la fin de ce mois de préavis, quand tout le staff de la médiathèque Sampiero, administration et responsables secteurs compris me tournaient le dos, voir pour certaines me hurlaient leur haine au visage ou écrivaient dans mon dos des mails insultants et calomnieux parce qu'à cause de ma dernière découverte ils/elles considéraient qu'ils/elles passaient pour des incapables et des incompétent(e)s, ce que je n'ai jamais dit ou déclaré puisqu'on ne peut connaître ce pourquoi on a pas été formé. J'ai cependant reçu des excuses d'une des personnes du pôle administratif pour m'avoir empêché d'avoir accès à des informations importantes pour le déroulement de mon travail, informations auxquelles j'avais droit d'accès, pensant ainsi satisfaire la politique de la direction et de la hiérarchie. 

 

Voilà c'est long, je le reconnais, mais désormais l'on ne pourra pas raconter n'importe quoi dans mon dos, maintenant que je ne suis plus sur l'île pour me défendre. Ceci n'est que l'aspect professionnel, en parallèle j'ai eu aussi ma dose personnelle ( pré-cancer, paralysie partielle d'un bras après déchirure d'un ligament, drames familiaux, déceptions sentimentales, trahisons, abandons,isolement), et malgré tout cela j'ai assuré ma fonction sans me trouver la moindre excuse pour m'y soustraire.

 

Je ne suis pas partie avec des indemnités, juste un papier de fin de contrat et un demi mois de congé payé... rien.

On m'a systématiquement opposé ce satané devoir de réserve qui en fait est un genre d'omerta, qui force un agent martyrisé, paralysé par la peur, à se taire et à couvrir contre sa volonté tout un tas de méfaits abjects et de dis-fonctionnements et à les laisser se reproduire sans pouvoir agir sous peine de mesures de rétorsions. Je refuse d'être complice de cela et je le refuserai toujours.

Donc non, mon départ n'est pas un caprice d'enfant gâtée....

 

Voilà mes amis , les vrais, vous me manquerez beaucoup, merci à vous d'être dans ma vie. Merci à ces personnes que je ne connaissaient pas et qui m'ont soutenues par un mot gentil en me croisant dans la rue vous ne savez pas à quel point cela m'a aidé à tenir sous la pression de ces trois derniers mois d'enfer.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/corse/corse-du-sud/ajaccio/ajaccio-conservatrice-bibliotheque-patrimoniale-demissionne-1787945.html

Voici le texte, entier, et sans aucune modification. Nous connaissons Vannina, c'est une jeune femme intègre et dynamique, dévouée...

Que voulait-elle, être écoutée, tout simplement...

Aujourd'hui que deviens ce magnifique lieu ?

De nombreuses questions se posent, et nous espérons une réponse des autorités ajacciennes et de Monsieur le Maire...

La rédaction de Media Corsica

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