MEDIA CORSICA
Le Projet
Le projet a été assez facile à le concrétiser, car nous sommes tous très proches intellectuellement et nous avons déjà travaillé ensemble, ce qui a facilité les échanges et la confiance mutuelle. Chacun a la responsabilité de la thématique choisie.
Nous avons eu l'occasion de réaliser une exposition à Paris qui s'intitulait : "La Corse vous invite à Paris".
Aujourd'hui nous nous trouvons dans le même esprit, certes plus loin de notre base et dans un pays autre que la France, même si pour beaucoup de Français, la Corse est un autre monde.
Une île d'abord... avec une culture différente. Les insulaires sont des gens différents des continentaux, l'insularité ne se décrète pas, elle se vit. On est à l'abri et en même temps on ne peut d'enfuir, c'est probablement ce qui a séduit tant d'Allemands à venir en Corse et pour certains s'y installer. Notre île est sauvage. Il existe des territoires où le pied de l'homme n'a jamais laissé sa trace.
Comme toutes les îles nous avons eu des mélanges de populations.
Edmond Simeoni aimait à dire : "La Corse fabrique des Corses". Nous aimons cette citation qui est un accueil à prendre part à notre collectivité insulaire. Est-elle un mirage, ou une réalité ? Nous aimons ces légendes de l'île d'Avalon, une île ressource autant mythe que réalité.
La phrase de Picasso raisonne en nous à chaque étape de la création :
"une œuvre d'art est faite pour lutter car elle est un instrument de guerre offensif
et défensif contre l'ennemi."
Comme en 1955, où le peintre et professeur d'académie Arnold Bode, originaire de Kassel, entreprit de renouer le dialogue entre l'Allemagne et le monde après la Seconde Guerre mondiale, à travers une « présentation de l'art du XXe siècle », et de l'intégrer à la scène artistique internationale, nous les Corses adhérons à cet objectif.
Ceci grâce à la « Gesellschaft Abendländischer Kunst des XX. Jahrhunderts e. V. », qu'il avait fondée, il présenta le modernisme classique, alors décrié comme dégénéré par les nationaux-socialistes, au sein du musée Fridericianum, initialement rénové à titre provisoire. Un important afflux d'informations a attiré 130 000 visiteurs à Kassel pour cette exposition, à la fois rétrospective et forum d'art contemporain. Encouragé par ce succès inattendu, Bode a planifié une seconde exposition pour 1959, inaugurant ainsi le cycle d'expositions de la documenta de Kassel, organisée depuis 1959 par une société à responsabilité limitée dont les actionnaires sont la ville de Kassel et le Land de Hesse. Jusqu'à la documenta 4 en 1968, Arnold Bode, en collaboration avec des historiens de l'art tels que Werner Haftmann, Will Grohmann, Werner Schmalenbach et Max Imdahl, a dirigé l'exposition, qui est devenue un véritable sismographe des évolutions artistiques contemporaines. Le passé nazi de certains de ces protagonistes, notamment Werner Haftmann, fait l'objet de débats universitaires à la documenta et au Museum Fridericianum gGmbH, ainsi que dans ses institutions affiliées.
Dans ses expositions et pratiques artistiques respectives, documenta reflète les événements politiques et sociaux de son époque. L'influence des historiens de l'art nés avant la Seconde Guerre mondiale sur documenta et la réception de l'art dans l'après-guerre a pris fin en 1972 avec un changement générationnel et structurel : le Suisse Harald Szeemann a été nommé secrétaire général de documenta 5 par un jury international.
C'est dans ce champ d'application que se situe notre travail.