GIACOMO COSTA :

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Dans le cadre de la Biennale d’architecture de Venise, le Pavillon Italie a décidé de demander à des artistes issus de secteurs disparates d’exposer leurs œuvres. Cette invitation a ravivé une polémique - qui peut-être ne s’était jamais apaisée - que certains mouvements radicaux alimentent depuis les années 60 dans l’intention de lutter contre l’orthodoxie dominante d’une architecture particulièrement rigide concernant l’expression stylistique et refusant d’accepter des modes de communication plus en adéquation avec les transformations que la réalité urbaine, tout comme la société de l’époque, étaient en train de vivre.

Dans le cadre de la Biennale d’architecture de Venise, le Pavillon Italie a décidé de demander à des artistes issus de secteurs disparates d’exposer leurs œuvres. Cette invitation a ravivé une polémique - qui peut-être ne s’était jamais apaisée - que certains mouvements radicaux alimentent depuis les années 60 dans l’intention de lutter contre l’orthodoxie dominante d’une architecture particulièrement rigide concernant l’expression stylistique et refusant d’accepter des modes de communication plus en adéquation avec les transformations que la réalité urbaine, tout comme la société de l’époque, étaient en train de vivre. Ce choix d’Alessandro Melis, qu’un certain nombre de collègues ne partage pas voire critique âprement, met en exergue que, bien qu’un demi-siècle se soit écoulé, le débat reste ouvert et est bien loin d’être résolu. La volonté de Melis de s’adresser à une communauté en perpétuelle évolution avec la plus grande exhaustivité et objectivité a motivé une décision qui se décline à travers des modes d’expression extrêmement variés - des BD au cinéma en passant par la musique et les jeux vidéos - et qui inclut même des genres moins connus et plus radicaux dans un souci de ne pas exclure la culture de masse. La période de crise que nous traversons, marquée par de très graves problèmes climatiques et écologiques, rendait nécessaire une participation chorale à même de conférer une universalité au message de l’exposition. Le projet de Melis, un architecte qui a axé son travail sur la transdisciplinarité, ne pouvait évidemment pas faire abstraction d’une alliée comme la science, raison pour laquelle il s’est focalisé sur des méthodes innovantes, à l’instar de celles adoptées dans les laboratoires, pour gérer les menaces qui pèsent sur notre planète en réunissant, dans un effort commun, les expériences individuelles s’acharnant à trouver une « résilience » que l’on pourrait même tout simplement qualifier de « survie ». Et si certains ont pu y voir un certain « élitisme », je pense qu’ils se trompent car l’exposition n’a jamais été aussi hétérogène et exhaustive. Véritable creuset de talents, le Pavillon réunit avec générosité et respect des artistes et des scientifiques dans le cadre d’une collaboration élargie et en totale synergie ayant pour but de donner des directives pertinentes et de provoquer des changements de comportement.

La pollution des villes et la croissance démographique exponentielle à venir sont au cœur de cette réflexion à laquelle d’éminents artistes apportent une contribution extrêmement précieuse grâce au pouvoir graphique de leurs réalisations qui parviennent à sensibiliser un public plus large et surtout plus jeune. S’appuyant sur des représentations mettant la ville au premier plan de leur narration, ils ont donné vie à des histoires non seulement extraordinairement suggestives mais qui intègrent aussi des messages très profonds autant en termes écologiques que sociaux. Des univers parfois inspirés de la science-fiction ou du mouvement « cyberpunk » souvent considérés comme purement imaginaires ont fait fi de notre incrédulité dès lors que nous avons commencé à vivre dans les fabuleux contextes qu’ils avaient anticipés.


Virginia Cucchi

Allez voir la galerie ici vous allez être bouleversés !

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