Antoine Galloni d'Istria 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guerre de 14 - 18
Gilles Simeoni rend hommage aux 48 000 soldats corses
           Galloni d'Istria

 

Je me présente, je m'appelle Antoine GALLONI D'ISTRIA (j'ai 46 ans, l'âge d'un capitaine de la guerre 14 ...), et j'ai été sensibilisé à la première guerre mondiale par l'école, mes grands-parents et par mon arrière-grand-mère, qui avait 25 ans en 1914. Mes arrières-grands-parents habitaient Arras. Mon arrière-grand-père n'était pas mort à la guerre. Il avait fait Verdun et avait été "gazé", mais pas au point d'en conserver des séquelles.

 

L'année avant le Centenaire, en 2013, je découvre qu'un Galloni d'Istria, âgé de 20 ans et natif de Zonza, était mort dans le Pas-de-Calais. Or, 20 ans, pour moi c'est : la Corse. Je faisais du funboard par force 3 à ... 8 ! 

 

En 2015, et suite à la décision de m'abonner à Corse-matin, j'ai fait la synthèse entre le fait d'habiter sur la ligne de front de 14-18 (très nombreux cimetières du Commonwealth, ainsi que d'autres, moins nombreux, mais plus grands en général, de l'armée française), et mon intérêt pour la Corse. Ayant d'abord souhaité commémorer le centenaire de façon familiale (sans grand succès), je me suis tourné vers l'organisation d'un voyage de mémoire, d'un pélerinage à destination de tous les corses, dont un ou plusieurs membres de la famille a, ou ont, combattu dans le nord de la France. 

 

Je me suis intéressé aux combats de l'Armée française en Artois, ainsi qu'à tous les Corses morts dans le Nord-Pas-de-Calais (certains sont morts dans des hôpitaux). Paul GALLONI D'ISTRIA (1895-1915) appartenait au 159e R.I.A., commandé jusqu'au 10 mai 1915 par le Général Barbot. Ce général a plusieurs rues à son nom (Arras, Mont-Saint-Eloi), car il avait refusé d'abandonner Arras, comme lui ordonnait le haut-commandement, et qu'il est mort au combat le 10 mai 1915. Un monument à sa gloire et à celle du 159e R.I.A. notamment, se situe aujourd'hui à l'entrée de Souchez.

 

À partir de la liste de tous les morts corses de 14-18, j'ai ressorti ceux qui étaient morts dans la région, mais aussi en Belgique et dans la Somme. Il y a 1700 noms, parmi lesquels un peu plus de 600 sépultures militaires identifiées.

 

Fort de ce travail, j'ai pris contact avec Jean GRAZI, président de Corses de l'extérieur à la Maison de la Corse de Marseille, ainsi que Pierre-Paul BATTESTI, secrétaire général de Corsica Diaspora et des Amis de la Corse. J'ai contacté aussi Sylvain GREGORI, co-coordinateur de l'exposition "Les Corses et la Grande Guerre" au Musée de la Corse (Corte).

 

J'ai eu la chance de me rendre au Salon du livre corse, en janvier dernier, à Marseille. J'y ai proposé un partenariat avec la Maison de la Corse pour l'organisation d'un événement en mai-juin 2018 : une semaine en Artois. 

 

Je me suis rendu une semaine fin avril en Corse-du-Sud pour travailler à ce projet, et j'ai pu grâce aux amicales du nord m'inscrire à un voyage de mémoire à Verdun et dans les Vosges, avec le chanteur du groupe Arapà, Jacques CULIOLI.

 

J'ai communiqué à M. NIVAGGIONI, concepteur du site web "Monuments Morts Corse", les coordonnées des 600 sépultures que j'avais trouvées grâce au site "Mémoire des Hommes", à partir de la liste présente sur le site de M. CAPOROSSI, "Cronica di a Corsica". De retour de Corse, j'ai créé (11/05) une page fb "Le Centenaire et les Corses. Artois/Belgique/Somme", qui semble avoir une quarantaine de personnes assidues après trois semaines d'existence.

 

J'ai pu réaliser une première interview sur RCFM à Ajaccio, grâce à Philippe DE CASABIANCA (Diocèse d'Ajaccio), puis avec Pierre-Jean ANDREI, j'ai effectué une deuxième interview sur Radio Cyrnea (Paris).

 

Je donne rendez-vous à ceux qui le pourront, corses ou non, le 1er juillet à Rancourt. A 7h28, cela fera 100 ans exactement qu'était lancée la bataille de la Somme, pour obliger les Allemands à ouvrir un second front, et ainsi "soulager" Verdun.

 

Je rendrai hommage à 49 corses en plantant - en silence - un bleuet devant chaque tombe, et en lisant le nom, la date et le lieu de naissance, l'âge, le grade, la date et le lieu de décès. Et à travers eux, nous rendrons un hommage spécifique aux corses, mais aussi à l'armée française (la commémoration officielle initialement prévue à Rancourt n'aura pas lieu, seule une commémoration franco-britannique aura lieu à Thiepval).

A midi, au même moment qu'à Thiepval, nous déposerons une gerbe devant le monument de l'ossuaire de Rancourt, haut-lieu de mémoire de la participation de l'armée française à la bataille de la Somme (67000 morts du 1er juillet à mi-novembre 1916).

L'armée britannique a eu, quant à elle, 203 000 morts, pendant ces quatre mois et demi.

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