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« Gilets jaunes » : après les dégradations à Paris, Macron fait (de nouveau) le pari de la fermeté

Le préfet de police, Michel Delpuech, a été limogé, lundi. Les manifestations sur les Champs-Elysées vont être interdites, et le premier ministre a promis de nouveaux moyens pour les forces de l’ordre.

Par Cédric Pietralunga

Selon un proche, Emmanuel Macron « est ulcéré par ce qui s’est passé samedi ». « Je n’ai pas le souvenir de l’avoir senti aussi déterminé. » JULIEN MUGUET POUR LE MONDE

Un symbole et une tête qui roule. Quarante-huit heures après les exactions qui ont émaillé la dix-huitième journée de manifestation des « gilets jaunes », samedi 16 mars à Paris, l’exécutif s’est décidé à agir. Avec un objectif : reprendre la main et montrer sa fermeté, alors que l’opposition dénonce la supposée « faiblesse » du pouvoir et que la majorité s’inquiète de voir la sortie du grand débat national polluée par les violences.

Après une réunion d’un peu plus d’une heure à l’Elysée, lundi à la mi-journée, Edouard Philippe est apparu martial en fin d’après-midi à Matignon, pour évoquer les nouvelles mesures décidées par le gouvernement. « Les événements survenus à Paris samedi, en particulier sur les Champs-Elysées, sont intolérables », a commencé le premier ministre. « Ces actes sont des actes criminels », a-t-il poursuivi. « Il ne s’agissait pas de manifestants mais d’émeutiers », a-t-il encore ajouté, encadré par le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, et celle de la justice, Nicole Belloubet, visages aussi fermés que celui de leur patron.