Le fils de Bachar al-Assad

 

Le fils de Bachar al-Assad se prépare doucement à la succession de son père. Sous l’œil attentif de sa mère Asma, laquelle a étendu son pouvoir au sein de la famille à la tête de la Syrie.

À peine le petit Hafez était-il langé que le fauteuil présidentiel syrien lui était réservé. C’était il y a dix-neuf ans et Bachar al-Assad venait de succéder à son père Hafez, l’autocrate fondateur d’une dynastie républicaine, mort en juin 2000.

Né le 3 décembre 2001, le premier fils de Bachar reçut, selon la tradition arabe, le nom de son grand-père à peine disparu. Mais dans la communauté minoritaire et dominante des alaouites dont sont issus les Assad, nombreux sont ceux qui croient en la réincarnation et voient en lui l’âme de son grand-père qui a tenu la Syrie d’une main de fer pendant trente ans.

Depuis sa majorité, atteinte en 2019, et face aux signes d’agacement de l’allié russe devant l’incapacité de Bachar à trouver un règlement politique au conflit qui déchire le pays depuis 2011, le jeune Hafez dont le prénom signifie « protecteur » ou « gardien », est montré de plus en plus ouvertement comme l’espoir du régime qui brandit ainsi l’assurance qu’à un Assad succédera à nouveau un Assad. Dès 2005, à une journaliste qui demandait à Bachar qui il se voyait comme successeur, le raïs avait répondu « Hafez, naturellement »

Bachar El-Assad prépare sa succession en mettant en avant son fils Hafez, 18 ans, éduqué pour prendre sa suite à plus ou moins long terme. Cette entreprise est aussi l'œuvre de sa femme, Asma, qui n'hésite pas à ostraciser des membres du clan pour protéger l'héritier.

La famille El-Assad en 2017.

Hafez est assis à gauche. (AFP)

Quatre ans, c'est en principe l'âge de l'innocence, celui où l'on s'amuse à faire du vélo avec des petites roues ou à jouer à la poupée. Chez les Assad, à 4 ans, on possède déjà un destin tout tracé. Hafez El-Assad, qui porte le prénom de son dictateur de grand-père, comme l'impose la tradition dans les familles arabes pour le fils aîné, n'en a pas encore conscience lorsque son géniteur accorde, en 2005, une interview à une journaliste allemande. A la fin de l'entretien, la reporter demande au président Bachar El-Assad, au pouvoir depuis cinq ans : "Qui vous succédera à la tête de l'Etat syrien ?" "Hafez, naturellement", répond-il du tac au tac. Avant que ses conseillers ne censurent la question.

Oui une belle famille, comme toutes les autres me direz-vous avec votre œil européen... Mais qui a-t-il autour d'eux ? Des morts, tués dans des circonstances horribles, atroces. Croyez-vous que ces jeunes ignorent ce qui se passe autour
d'eux ? Moi, je ne le crois pas...

Tous les jours nous voyons cette désolation d'un pays soumis, apeuré... Comment cela finira, probablement comme cela a commencé, dans un bain de sang...
Leila A.

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