LE MARQUIS DE SALE :

 

Il voulait tourner la Vie du marquis de Sade et

voici qu’il joue Monsieur-bons-offices sur un

tournage dont les « hardeuses » sont en

grève…

 

[...] Ce qui le démoralisait, ce n’était pas ce

combat perdu contre ce brigandage, ce

braquage sans armes à feu, qui le mettait à

genoux, en état de faiblesse, jusqu’à se sentir

la proie de vertiges, c’était qu’il était tout seul

pour affronter la dèche, la décrépitude, la

ruine dont il découvrait le mot, et ce qu’il

signifiait dans la situation présente.

Sa femme l’avait quitté quand elle avait appris

sa dégringolade – elle n’avait jamais aimé son

métier de pornocrate, mais l’argent qui rentrait

lui avait permis de regarder ailleurs, et cet

ailleurs c’étaient des safaris auxquels elle

participait en Afrique (« pour ne pas voir ça

chez moi ! »).

 

Jacques Mondoloni met sa plume et son

ironie mordante au service d’une histoire de

lutte ouvrière particulière. Délégué syndical

chez les travailleurs du sexe... ce n’est pas

donné à tout le monde

 

Le Marquis de Sale, Jacques Mondoloni,

nouvelle, collection Culissime, prix 2.99 €

Régie Publicitaire

flora.jpg

    Vous avez aimé nos articles ? Faites un don pour nous encourager à continuer !

© 2016 par "ISULAVIVA" (c)