Oui au passeport vaccinal, disent les bars et brasseries

JUDITH DESMEULES

Le Soleil

 

"Certes... mais oui nous ne sommes pas en France... où sont nombreux celles et ceux qui crient à l'égorgement de leur restaurant, bar etc. On peut les comprendre, comment rattraper une situation économique désastreuse ? Et comment éviter de voir se diffuser ce fameux virus delta ? Les autorités se trouvent face à ce dilemme. Il vaut mieux être prudents et ne pas finir en REA. L'exemple de nos amis québécois est à envisager...

En tout cas comme disait mon parrain, pour les bars et brasseries du Québec, l’implantation d’un passeport vaccinal rime avec l’abolition des mesures sanitaires dans leurs établissements.

Ils avaient déjà exprimé leur soutien envers le passeport vaccinal au printemps. Les bars et brasseries réitèrent donc leur point de vue : si l’implantation d’un passeport vaccinal fait en sorte que leur industrie roule «normalement», ils offrent leur entière collaboration.

«Déjà des centaines d’établissements licenciés ont dû définitivement fermer leurs portes et une nouvelle fermeture ne ferait qu’aggraver la situation», rappelle Renaud Poulin, président de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec (CPBBTQ).

«Si l’implantation ne fait pas l’unanimité auprès des tenanciers de bars, nous pouvons vous certifier que la grande majorité se réjouit de cette initiative qui permet d’entrevoir l’avenir avec le plus grand optimisme», ajoute-t-il.

Dans une lettre envoyée lundi, Renaud Poulin a demandé au Directeur national de la santé publique, Dr Horacio Arruda, d’abolir toutes les contraintes sanitaires auxquelles les propriétaires de bars doivent se plier.

Le passeport vaccinal permettrait seulement aux personnes vaccinées de fréquenter les établissements de la CPBBTQ.

«Dans ces circonstances serait-il vraiment nécessaire de maintenir les mesures sanitaires en vigueur présentement. En refusant l’accès aux personnes non vaccinées dans nos établissements, le risque de transmission du virus devrait diminuer considérablement», soutient M. Poulin.

Les mesures strictes en vigueur pour les bars et restaurants demeurent inappropriées, selon M. Poulin. On parle ici de l’arrêt de la vente d’alcool à 1 h du matin, l’accès à seulement 50 % de la capacité d’un établissement, l’interdiction de certaines activités comme le karaoké et la tenue d’un registre de clients.

«Notre modèle d’affaires repose sur l’achalandage et les restrictions mentionnées ci-haut ont un impact considérable sur la rentabilité de nos entreprises. Il est important pour notre secteur d’avoir une certaine vision à long terme dans la mesure du possible», rappelle Renaud Poulin dans sa lettre.

La CPBBTQ aimerait donc connaître les intentions du gouvernement concernant son industrie, lors du prochain point de presse.".

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