PUDEMU                                      

 

Entre réflexion collective et initiative individuelle, PUDEMU reflète la volonté de celles et ceux qui l'ont

constitué de contribuer à l'émergence d'un nouvel ordre politique. Il s'agit d’inscrire la conviction

régionaliste dans une vision libérale du sens de l'histoire et de l'évolution de nos sociétés vers des

États de plus en plus faibles au profit de citoyens de plus en plus forts. Mais cet alignement idéolo-

gique de toutes les forces régionalistes n’est possible qu'à condition de partager un certain nombre

de principes progressistes, humanistes et fédéralistes.

 

- L'impuissance de nos institutions régionales conjuguée à l'incapacité des États à gérer au cas par

cas les problèmes d'une réalité qui se complexifie appellent en effet à engager un large transfert de

compétences au profit de l'autonomie des régions au double sens où celles-ci constituent non seul-

ement l'échelon de l'exercice concret du pouvoir mais également l'échelle de la vie quotidienne des

individus qui se lèvent chaque matin et qui font de leur travail, de leur santé et de l'éducation de

leurs enfants une priorité. À l'épreuve de la dématérialisation des frontières, de la globalisation des

échanges et de l'uniformisation des modes de vie, le régionalisme n'est pas une fin en soi par contes-

tation de la mondialisation mais bien un moyen de composer avec celle-ci et d'assurer la proximité,

la transparence et l'humanité du pouvoir, sinon par revendication identitaire du moins par exigence

démocratique. L'universalisme républicain ne saurait tout justifier, surtout s'il constitue une négation

des identités ou un obstacle à la construction européenne. Entre la gauche socialiste et la droite conservatrice, une alternative libérale est donc possible à des régionalismes déconnectés des préoccupations individuelles et dans lesquels beaucoup ne se reconnaissent pas, à condition de ne plus s'embarrasser de clivages politiques préconçus s'il est question de partager des objectifs et des opinions, à commencer par la défiance vis-à-vis de l'État français, pas tant parce qu'il est français mais bien parce qu'il est État, avec ce que cela comprend de centralisme institutionnel, d'interventionnis-me dans la vie des citoyens, d'entrave aux libertés individuelles ainsi qu'au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

 

Faire le pari du changement c'est donc commencer par garantir la lisibilité de nouvelles lignes politiques pour permettre de mettre en œuvre une majorité consensuelle sur la question transversale de l'autonomie sans laquelle l'insularité ne saurait être un avantage pour la Corse et pour ses habitants. Cela implique de rompre avec le tripartisme traditionnel et les réflexes partisans des appareils politiques insulaires qui ont manqué de se renouveler humainement et de se réinventer idéologiquement, favorisant toujours plus l'immobilisme des rapports de forces politiques au détriment de la concrétisation du projet autonomiste. Cette émancipation de la Corse vers un statut d'autonomie doit alors s'inscrire dans la perspective fédéraliste d'une Europe des régions plus à l'image des disparités politiques, économiques et sociales des territoires qui la composent et surtout plus respectueuse des spécificités linguistiques, traditionnelles et historiques qui ont valeur d'exceptions culturelles. Non seulement c'est la condition indispensable de l'apaisement des relations entre la Corse et la capitale, mais c'est surtout la façon la plus démocratique de poser la question de la place juridique, politique et économique de la Corse dans la République française, dans la construction européenne et dans la Méditerranée, tout en accédant à l'exigence de reconnaissance du peuple corse et de son identité. Pour que les corses puissent travailler et réussir chez eux, pour qu'ils puissent investir et devenir propriétaires en Corse, il faut leur donner les moyens de se réapproprier une stratégie de développement responsable et solidaire qui intègre les spécificités géographiques et démographiques de la Corse ainsi que l'identité culturelle et historique de ses habitants.

 

- À la croisée de la tradition jacobine et de la tentation indépendantiste, il s'agit d'avoir sur place les moyens matériels, financiers et institutionnels de notre propre administration pour être capable de répondre avec à propos aux exigences économiques, sociales et environnementales du peuple corse. Par Pulitica è Demucrazia in Muvimentu, il faut comprendre PUDEMU comme un mouvement citoyen libéral, démocrate et régionaliste d'inspiration paoliste, un projet politique, institutionnel et économique d'émancipation de la Corse ; des citoyens en mouvement !

 

Pulitica è Demucrazia in Muvimentu >> www.pudemu.com

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