Pierre-Paul Battesti

 

Vit à Calcatoggio

 

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Né en 1957 au Canada à Montréal

 

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La Presse est un quatrième pouvoir indispensable dans une démocratie.

 

La Presse est un quatrième pouvoir indispensable dans une démocratie. C’est dans le sang qu’elle a conquis sa liberté, la liberté, celle qui, aujourd’hui, en France, permet à toutes et tous de s’exprimer librement… C’est un 29 juillet en 1881 que fut votée la liberté de la presse pour permettre aux médias de s'exprimer librement, de donner leur opinion... Cette Loi est toujours en vigueur aujourd'hui…
Certain(e)s semblent l’oublier un peu trop facilement.
S’il est aisé de vouloir une presse aux ordres, flatteuse et pleine de commisération pour les fraudeurs, les voleurs… il est à noter que celles et ceux qui la vilipendent sont toujours liés à la politique.
La presse doit leur servir, être valet de la politique, alors, justement, l'expression "quatrième pouvoir" signifie que la presse peut servir de contre-pouvoir face à l'Etat. Contrairement aux trois autres pouvoirs (exécutif, judiciaire et législatif), la presse n'est pas une institution, elle figure dans la constitution française et elle apparait dans l'article onze de la déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789 : "Tout citoyen peut parler, écrire et imprimer librement".

Souvenons-nous de la lutte de la presse durant le régime de Vichy, de son implication dans la libération de la France, de ces journaux, qui, institutionnalisés par le pouvoir extrémiste, avaient été reconquis par les libérateurs. C’est contre les abus de pouvoirs, la presse et les médias qu’ils ont été, un recours des citoyens. Forte de ce constat démocratique, la presse a considéré comme un devoir majeur de dénoncer les violations de droits.

La presse est, à juste titre, le lien de communication majeur permettant aux citoyens d'échanger, de réfléchir et de réagir. Elle n’est pas là pour brosser dans le sens du poil, elle prend donc le rôle d’un contre-pouvoir puissant en protégeant l'intérêt général, elle permet d'exprimer l'opinion publique tout en fournissant des informations concrètes avec une vérification de ses sources. Elle constitue un moyen de contestation et informe l'Etat de certains mécontentements des citoyens.

Ce qui semble poser problème, c’est qu’aucun journal ne rédige ses informations sans donner son opinion. Oui, un journaliste a une opinion et parfois le journal en a une autre… Le journaliste n’est ni un prêtre qui a fait de sa fonction un sacerdoce, ni un médecin qui a prêté le serment d’Hippocrate. Je les entends ceux qui crient contre la presse… Qui n’est pas ceci ou cela, juste parce que le militant de base aimerait que l’on vienne adouber son candidat ou son parti… La presse, ces derniers temps, a sorti au grand jour des affaires, taxées de « boules puantes » et de bien d’autres termes peu élogieux. A-t-elle joué un rôle de contre-pouvoir ? On peut le penser quand on voit la débâcle d’un succès annoncé.

Aujourd’hui, les contre-pouvoirs ne passent plus par les mêmes organes médiatiques, les réseaux dits « sociaux » se sont emparés de ce vecteur de communication et il est devenu propagandiste, les sources ne sont pas vérifiées et difficilement vérifiables, les montages vidéos excellemment bien faits… et l’impunité totale… On peut donc frapper avec une grande violence ses adversaires sans risque. Ceux-là espèrent ainsi faire bouger l'actualité qu'ils dénoncent en transmettant au plus grand nombre de personnes possible ces « fake ». Le public apprend petit à petit et maintenant commence à se méfier, mais « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose »… Marche toujours…. Jusqu’à quand cela sera-t-il efficace ?

 

 

Depuis 60 ans au moins, la presse écrite connait un recul constant. Les techniques ont eu beau progresser, les moyens de livraisons se moderniser, l’arrivée du web a tout remis en cause. Par contre la demande d’information est en croissance, les radios ont bien compris cette nouveauté et elles se sont diversifiées, les humoristes font grimper les audiences et avec les dernières séquences, ils ont de beaux jours devant eux… Des grands groupes de presse ont été rachetés par de grands patrons qui ont bien compris ce lien entre la politique et la presse. C’est devenu pour eux un moyen de pression.

Le constat est clair, la presse écrite est bel et bien en voie de disparition. Des études récentes déclarent que seulement 15% des personnes de plus de 15 ans lisent encore des quotidiens et les générations futures ne relèveront pas la pente car l'étude révèle que moins de 5% des étudiants s'intéressent à la presse écrite.
Malgré la mort annoncée de la presse par un grand nombre de spécialistes, celle-ci garde son pouvoir…

L’écrit reste et restera.

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