Liliane Vittori

 

Vit à Erbalunga et à Porri di Casinca, journaliste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Née à Bastia, je suis journaliste (télévision et presse écrite). Corse avant toute autre définition, j’ai beaucoup voyagé mais mon village reste le port d’attache et la réponse à toute question existentielle. Parce que chaque été, à Porri-di-Casinca, nous reformons le grand cercle de famille, dans cette île notre « Matre universale ».

 

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Lancement du magazine ISULA MUNTAGNA à la Foire de Venaco... 

XXIIème Fiera di u Casgiu et lancement de « Isula Montagna » trimestriel sur le pastoralisme, l'agrotourisme et les sports de montagne. Comment perdure le sentiment d’appartenance des Corses à leur île, territoire qui a inspiré à Edmond Simeoni cette phrase culte : « La Corse, terre d’accueil, est une île qui fabrique des Corses » ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fiera di u Casgiu di Venaco ( Hte-Corse) et « Isula Montagna » nouveau média dédié à la Corse "île-montagne". « La Corse, terre d’accueil, est une île qui fabrique des Corses » écrit Edmond Simeoni alors pour décrypter ce vécu et ce ressenti de l’identité insulaire, comprendre cette logique ancestrale et moderne : il faut faire connaissance avec la Fiera di u Casgiu di Venaco. Foire des Fromage fermiers, des livres, des filières (miels, confitures, huiles) et des productions artisanales (bijoux, couteaux, cloches, bois et tapisseries), se déroulant chaque année au cœur de l’île, tout près des sommets et joignable en 1 heure par la route depuis Bastia, Porto Vecchio, Ile-Rousse ou Ajaccio.

On s’éloigne alors des paysages d’un littoral somptueux pour aller vers la montagne à la beauté tout aussi vertigineuse, avec ses sommets enneigés, ses bergers et ses sportifs, ses estives et ses transhumances. C’est tout le propos de "Isula Muntagna", nouveau trimestriel crée en phase avec les politiques publiques liées au statut d’île-montagne et au nouveau Comité Massif de Corse présidé par Jean-Felix Acquaviva.

« Les plages et le soleil oui mais les hommes et les femmes et leur terre surtout ! Etre une vitrine d’une Corse authentique, mais pas nostalgique, d’une île de traditions, ancrée dans la modernité, c’est l’objectif du magazine. Toutefois pas question d’oublier la mer, pour ne regarder que la montagne, plutôt le dessein d’intégrer la globalité d’un territoire. » affirme Philippe Pierangelli directeur de la publication. Le pastoralisme, la ruralité, le sport, la découverte de la montagne corse, et l’agrotourisme sont les piliers sur lesquels misent les acteurs de la relance économique de la Corse. Ces dynamiques seront présentées et discutées dans Isula Muntagna, média global. Le journal sera en vente le 30 mai, suivront un site incluant des reportages vidéos. Isula Muntagna veut explorer et revenir à la source de l’identité corse, en tracer les contours et en décrypter les paradoxes. Soit 120 pages de tribunes libres, d’interviews de reportages (« Philippe Peretti a retratu di campione », le Trail Sampieru, la formation agricole, la filière bois), un focus sur le Bozziu. Dans « Parolla di pastore » Antoine Vanucci médite sur les vocations et les convictions des hommes et des femmes « qui ont embrassé la profession de berger par un acte fort et réfléchi, respectueux de l’environnement et du principe identitaire. »

Dès l’élection de décembre 2015, Gilles Simeoni le Président du Conseil Exécutif de Corse et ses Conseillers, en phase avec leurs convictions profondes, ont orienté leurs efforts en faveur du rural et l’intérieur de l’île… tout en développant et c’est un paradoxe apparent, une activité diplomatique intense axée sur les transports et les coopérations en Méditerranée. Cette vision insulaire, urbi et orbi, caractérisant à la fois le vécu des Corses et le message de la Corse, île longtemps délaissée, sinistrée, abandonnée par la technocratie jacobine.

Le Comité Massif et le nouveau statut « île-montagne » permettent de relancer les activités montagne : pastoralisme, filières agro-alimentaires, offre touristique et sports d’altitude.

Cette année les débats à Venaco se déroulaient sous le chapiteau d’Isula Muntagna, on a parlé de la transhumance et des questions liées à l’eau et au réchauffement climatique sachant que la montagne est un écosystème plus fragile que la plaine. « Mais nous avons la fibre du rural, nous sommes des bergers et l’avenir est beau ! » ont repété ces professionnels du pastoralisme. Le message écologique et patrimonial des bergers de Corse s’accompagne aussi d’une vision du futur et « parle à l’imaginaire ». Au fil des conversations on a aussi parlé de la Corse ancienne et des souvenirs fondateurs. Edmond Simeoni a chanté avec le groupe A Veghjia Musique corse traditionnelle… et il a évoqué pour nous cet adolescent de Francardo qui a vu de ses yeux, en plongeant dans la « rivière pure et cristalline, un incroyable ballet dansant des truites et des anguilles ! ». A la Fiera di u Casgiu des initiatives audacieuses dont « Alalia la farine de blé panifiable corse ». Relancée dès 2008 « dans le respect de l’environnement et des consommateurs, les producteurs s’engagent à cultiver sans herbicides ni fongicides, selon les principes de l’agriculture paysanne. » Travaillée au levain, sans additifs, ni conservateurs, les boules de pain Alalia (450 g marquées d’une croix) sont disponibles en Corse dans toutes les bonnes boulangeries partenaires. Le produit de base et le procédé Alalia  permet de conserver l’enveloppe (fibres et vitamine B), l’amende (glucides protéïnes) et le germe de blé (Vit B et E plus antioxydant)…

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